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Vingt propositions pour contenir les arrêts maladie

Afin de maîtriser la dépense croissante des arrêts maladie, un rapport remis au Premier ministre suggère une vingtaine de propositions. Parmi elles, une mesure "sensible" : la mise en place d'un jour de carence obligatoire pour tous.

En hausse de 5% par an, le coût des arrêts maladies est actuellement évalué à 7,5 milliards d'euros. Aussi, depuis plusieurs mois, le gouvernement cherche-t-il un moyen permettant de réduire ce coût. Le rapport remis hier, mercredi 20 février, au Premier ministre par la mission Bérard-Oustric-Seiller, liste une vingtaine de propositions qui pourraient inspirer Edouard Philippe, préviennent Les Echos.

Parmi les pistes de réforme du système d'indemnités journalières figure la mise en place d'un jour de carence obligatoire pour tous les salariés en arrêt maladie, rapporte le quotidien. Mesure qui risque de "faire du bruit", redoute Le Figaro, tout en précisant que Jean-Luc Bérard est DRH du groupe Safran, Stéphane Seiller, magistrat à la Cour des comptes et Stéphane Oustric, professeur de médecine.

Le principe d'un jour de carence non-payé est déjà en vigueur dans la Fonction publique, rappelle le journal. Dans le privé, "les salariés ont théoriquement trois jours de carence, mais ceux-ci sont souvent pris en charge par leur employeur dans le cadre d'un accord de branche ou d'entreprise". Aussi, les experts recommandent-ils d'appliquer au privé la règle en place dans la Fonction publique. Pour une question d'équité, les entreprises privées auront donc interdiction de compenser les jours de carence.

Une concertation avec les partenaires sociaux devra trancher avant l'été les points qui seront prochainement négociés, le jour de carence obligatoire n'étant qu'un des aspects. Parmi les autres propositions du rapport se pose aussi la question des arrêts maladie longs. Un quart d’entre eux durent plus d'un mois et monopolisent 82% des remboursements, notent Les Echos.

Pour réduire le risque et la facture des arrêts longs, la mission préconise, par exemple, de renforcer la prévention. Elle propose également de renforcer la coordination entre médecins généralistes, médecins du travail et ceux de la Sécurité sociale. Le développement de certaines alternatives est aussi encouragé comme "l'adaptation de poste, le télétravail ou le mi-temps thérapeutique".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)