croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Un décret facilite la retraite progressive

A compter d’aujourd’hui, tous les salariés du régime général, les salariés agricoles, les artisans et les commerçants, mais aussi les non-salariés agricoles, les professions libérales et les professionnels relevant de la Caisse nationale des barreaux français, peuvent bénéficier du dispositif élargi et simplifié de retraite progressive. Un décret paru hier au Journal officiel réactualise en effet un dispositif créé en 1988 qui permet de réduire son activité professionnelle en compensant la perte de ses revenus par la perception d’une partie de sa retraite. "Un peu comme un départ progressif et quasi indolore vers la retraite", commente Le Parisien/Aujourd’hui (page 7), qui précise que l’âge minimum du bénéficiaire de ce dispositif passe de 62 ans à 60 ans.

Autre nouveauté : le taux de pension de retraite versé au bénéficiaire, qui correspondra à la réduction de temps travaillé. Par exemple, explique le quotidien, si "vous décidez de ne plus travailler qu’à 60 %, votre pension sera équivalente à 40 % de votre retraite. Certes, il y aura au passage une petite perte de revenus, mais comme vous continuez à cotiser pour les 60 % de temps travaillé et donc à valider des trimestres supplémentaires, le montant de votre retraite finale continue de se bonifier".

Pour bénéficier de cette mesure, il faut remplir trois critères : avoir au moins 60 ans, "exercer une seule activité, à temps partiel inférieur d’au moins 1/5e à la durée légale du travail dans l’entreprise employeur", et enfin justifier de 150 trimestres cotisés auprès d’un ou plusieurs régimes de retraite de base. Les personnes travaillant déjà à temps partiel pourront demander à bénéficier du dispositif sans modifier leur temps de travail.

A lire aussi – Big data et santé

Avec le développement des nouvelles technologies, notre approche de la santé tend à se modifier sur bien des plans. En effet, explique Le Monde dans un cahier spécial "Big data" faisant écho à un colloque qui s’est tenu hier à Paris, les enjeux de la révolution que nous sommes en train de vivre "touchent non seulement à l’organisation des soins, à l’équilibre financier comme à la gouvernance du système, mais aussi à la médecine elle-même, ouvrant la voie à la médecine personnalisée, prédictive, et de plus en plus préventive".

Le Monde (page 3) se penche ainsi plus particulièrement sur la question de la gestion des données médicales, "ces données personnelles ultrasensibles que protège la vigie de nos vies privées, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil)".

Actuellement, explique le quotidien, les données médico-administratives des patients sont stockées à la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). Elles comprennent les consultations, les prescriptions, les examens et actes médicaux réalisés, au même titre que les séjours à l’hôpital. Les remboursements et les données médico-sociales y ont aussi leur place et le profil du patient devrait être peu à peu complété grâce aux dispositifs connectés.

D’ici à trois ans, chacun pourra même évaluer "pour moins de 200 euros sa probabilité génétique de contracter telle ou telle maladie". Le profil devrait aussi s’enrichir de données par le biais des réseaux sociaux. Grâce à ces derniers, d’un point de vue plus global, les épidémiologistes constituent d’ores et déjà un précieux indicateur de l’arrivée des grippes et autres épidémies.

Un "déluge" d’informations et de données est donc en passe de "submerger la capacité de l’Etat à gérer leur accès", observe Le Monde, citant en exemple la laborieuse mise en place d’un dossier médical personnel (DMP) promis depuis dix ans.

Au final, souligne le quotidien, "selon la définition que l’on en retiendra, et l’usage que l’on voudra en faire, l’exploitation des données médicales changera du tout au tout". "Voudra-t-on juste fluidifier le parcours de soins et apporter de nouveaux outils de diagnostic et de traitement thérapeutique aux médecins ? Ou voudra-t-on aussi permettre aux patients de choisir les meilleurs médecins et hôpitaux, à la Sécurité sociale de surveiller les médecins et les patients “trop dépensiers”, et aux assureurs d’individualiser leurs primes ?" On le voit, répond Le Monde, "les usages de gouvernance dépendent de choix politiques très clivants".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)