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Sécurité sociale : le déficit se réduit

En septembre dernier, le gouvernement envisageait pour 2014 un déficit du régime général de la Sécurité sociale de 11,7 milliards d'euros. Or, les chiffres officiels qui seront dévoilés dans quelques jours sont meilleurs. On s'attend à ce que le "trou" atteigne 9,7 milliards d'euros, soit 2 milliards de moins.

D'après Le Parisien/Aujourd'hui (page 10), il s'agit d'une "première depuis 2008". Cette situation est en partie due à l'amélioration des dépenses d'assurance maladie. En effet, selon Les Echos (page 5), l'assurance maladie voit son déficit réduit à 6,5 milliards d'euros, contre 7,3 milliards prévus en septembre.

Pour ce qui est de la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP), on relève un excédent de 700 millions d'euros au lieu de 200 millions. La branche retraite sera, pour sa part, en déficit de 1,2 milliard d'euros, au lieu du 1,6 milliard annoncé. Quant à la famille, son déficit devrait atteindre les 2,7 milliards au lieu des 2,9 milliards initialement projetés.

C'est le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) qui a creusé le plus son déficit entre 2013 et 2014. L'an dernier, il a atteint 3,5 milliards, contre 2,9 milliards l'année précédente. Toutes branches confondues, et en incluant le FSV, le déficit 2014 "se situe à 13,2 milliards d'euros, soit 2,2 milliards de moins que prévu en septembre".

Cette amélioration est due à un accroissement des recettes. "Les revenus d'activité et les cotisations afférentes se sont bien tenus, écrivent Les Echos, en dépit de chiffres décevants sur l'emploi et les salaires, et on enregistre des recettes fiscales supplémentaires."

Compte tenu des résultats 2014 de la Sécu et du bilan du budget de l'Etat, lui aussi moins important que prévu, le déficit public devrait s'améliorer. En attendant les chiffres officiels que doit dévoiler l'Insee le 26 mars, les estimations tablent pour le moment sur un déficit de 4,4% du PIB.

A lire aussi – Les lobbies du tabac s'emballent

Parmi les mesures du projet de loi de santé, il en est une que certains lobbys tentent par tous les moyens d'empêcher : le paquet de cigarette neutre. Mais hier soir, dans l'hémicycle, la ministre de la Santé a tenu bon, remarque Le Parisien/Aujourd'hui (page 10).

Le paquet générique, rappelle Le Monde (page 11), consiste à uniformiser les emballages de cigarettes. Si la mesure est adoptée, tous les paquets, quelle que soit la marque, seront de la même couleur, de la même taille et sans aucun logo. Marisol Touraine a annoncé, lundi, qu'ils seront "sans doute" introduits dans les bureaux de tabac à partir de la mi-2016.

Ce même jour, le britannique Imperial Tobacco est monté au créneau en menaçant la France d'un "référé suspension" auprès du tribunal administratif de Paris. Dans sa ligne de mire : un arrêté gouvernemental visant à imposer un logo "femmes enceintes" sur les paquets à côté des images chocs. Selon le cigarettier, le délai de six mois pour se conformer à cette mesure est trop court.

Pour ce qui est du paquet neutre à proprement parler, l'action des lobbys se multiplie dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Ainsi, la confédération des buralistes tente de faire pression sur certains députés, lesquels "ont déposé des amendements visant notamment à se contenter d'appliquer le contenu de la directive européenne sur le tabac, qui doit entrer en vigueur en 2016".

Cette directive prévoit de "respecter l'identité visuelle des marques de tabac, couleurs, typographie et logo, tout en consacrant 65% des surfaces avant et arrière à des avertissements sanitaires et à des photos chocs". Pour le député UMP du Loiret, Jean-Pierre Door, "65%, c'est déjà beaucoup. Pourquoi aller plus loin ? Créons déjà cette étape-là".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)