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Reste à charge zéro : premières esquisses des paniers de soins

Les professionnels de l'optique et de l'audioprothèse réagissent aux premières orientations sur les paniers de soins à reste à charge zéro.

"Le panier de soins sans reste à charge pour l'assuré concernerait plus de monde que ne le souhaitent les professionnels", révèlent ce matin Les Echos, alors que se poursuivent les discussions avec les pouvoirs publics sur les contours du reste à charge zéro, la promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Ces discussions "réunissent autour de la table le ministère de la Santé, Bercy, l’assurance maladie, les complémentaires et les professionnels concernés. Ils doivent s’accorder sur un panier de soins (quelle perte d’audition donne droit à quelle gamme d’audioprothèses et à quel prix) et sur son financement", rappelle Alternatives économiques dans un dossier didactique sur le sujet.

Dans le détail, les professionnels des filières optique et audioprothèse dénoncent un débat "confisqué" par une administration qui aurait selon eux choisi de ne pas faire confiance aux acteurs du secteur.

L'heure est à la construction des paniers de soins sans reste à charge, note le quotidien économique, qui pressent "un cadrage plus politique" du débat qui ne va pas tarder à s'ouvrir.

"Un avis de projet de nomenclature doit être publié début avril, suivi par l'ouverture d'une concertation officielle, puis par la publication d'un arrêté sur le reste à charge zéro fin mai", détaillent Les Echos.

Ce qui inquiète les professionnels de l'audioprothèse, c'est que les paniers de soins sans reste à charge pourraient finalement concerner 70% de la population appareillable, lorsqu'ils imaginaient les proposer à seulement 20%.

Même réaction dans la filière optique : le panier comprendrait des "verres unifocaux pour les myopes, multifocaux ou progressifs à partir de deux pathologies, avec un traitement anti-reflet, anti-UV, et même anti-rayures pour les lunettes d'enfants". Population couverte : 20% de la population cible, soit 70% des ventes pour certains fabricants. Ces derniers craignent pour leur chiffre d'affaires, et surtout pour leurs marges.

Autre annonce récente de la direction de la Sécurité sociale : les renouvellements de ces équipements seront à l'avenir plus espacés : tous les trois ans, au lieu de deux, pour les lunettes, et tous les cinq ans, au lieu de quatre, pour les prothèses auditives.

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Sabine Dreyfus

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)