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Réadaptation, une médecine technique et humaine

Les séquelles motrices ou cognitives occasionnées par une maladie ou un accident sont de mieux en mieux prises en charge par la médecine physique et de réadaptation (MPR).

C'est, pour la première fois, à Paris que se tient, jusqu'au 12 juillet 2018, le 12e congrès international de la médecine physique et de réadaptation (MPR), une spécialité créée en 1965 qui vise à rééduquer les victimes de séquelles après une maladie ou un accident.

Par exemple, explique Le Monde, la MPR est la discipline qu’on sollicite "dans les suites de soins des quelque 150.000 nouveaux patients qui font un accident vasculaire cérébral chaque année en France". Sur ce nombre, un tiers d'entre eux seront affectés par des lésions qu'il faudra apprendre à surmonter.

La MPR aide également à maîtriser les déficiences consécutives aux scléroses en plaques, poliomyélites, hernies discales, polyarthrites et autres lésions de la moelle épinière (lésions médullaires). C'est une médecine dynamique, résume le quotidien, "à la fois hypertechnique et très humaine". Outre sa mission de réadaptation physique du patient, elle vise en effet à le réintroduire dans son environnement familial social et professionnel.

Grâce au progrès, observe Isabelle Laffont, chef du service de MPR du CHU de Montpellier et présidente du conseil scientifique du congrès, le bilan des séquelles s'est affiné, "tout comme l’analyse de la plasticité cérébrale qui sous-tend la récupération".

Du point de vue technologique, les patients bénéficient d'outils nouveaux et diversifiés permettant leur rééducation. Ils sont pour cela aidés par l'essor de la stimulation cérébrale non invasive, des jeux vidéo voire de la robotique. L'enseignement à distance, les exosquelettes ou les orthèses motorisées aident par exemple à compenser le déficit (mental ou physique) subi par le patient après son traumatisme.

Cependant, note Le Monde, "la première grande (r)évolution est épidémiologique". Ainsi, après un accident vasculaire cérébral (AVC), les malades semblent récupérer plus rapidement et leurs séquelles sont moins prononcées. Une évolution liée à une meilleure prise en charge de la phase aiguë de l’AVC, par exemple grâce à la thrombolyse et la thrombectomie. Ces deux techniques permettent de d'éliminer rapidement le caillot qui obstrue l'artère.

De fait, les hémiplégies ne sont plus aussi prononcées. "Pour les blessés médullaires, en revanche, rapporte le quotidien, la proportion de tétraplégiques a augmenté, du fait des progrès de la réanimation qui a fait baisser le nombre de décès".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)