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Protection sociale : santé et vieillesse en tête des dépenses

Selon un rapport de la direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees), la lutte contre la pauvreté et l'exclusion pèsent moins que la santé et la vieillesse dans le coût de la protection sociale.

"Le « pognon de dingue » investi dans la protection sociale est efficace et apprécié par les Français", titre aujourd'hui Le Monde. L'affirmation, qui nuance les propos tenus la semaine dernière par le président de la République, émane directement du ministère de la Solidarité et de la Santé. Selon la direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (Drees), l'effort social du pays fait réellement reculer la pauvreté monétaire de la population, qui passe de 24% à 13,4% après redistribution.

Globalement, les prestations de protection sociale se sont élevées à 714,5 milliards d’euros en 2016, relève le rapport de la Drees. Soit 32,1 % du PIB.

En matière de lutte contre la précarité et l'exclusion, précise Le Monde, l'engagement national atteignait 40,5 milliards d'euros en 2016 (1,8% du PIB). Sur ce montant, 26,6 milliards étaient spécifiquement consacrés au revenu de solidarité active, à l'allocation handicapé et au minimum vieillesse ; 11,9 milliards d’euros étaient réservés à la prime pour l'emploi et aux aides des collectivités locales, tandis que 2 milliards d'euros représentaient l'exonération des taxes d'habitation et foncière.

Complété par les allocations logement (10 milliards d'euros) et les prestations familiales (6,4 milliards d’euros), le coût atteint 57 milliards d'euros, calcule le quotidien.

Si l'on considère le poids qu'elles représentent dans le PIB, "la France est le pays champion d'Europe et probablement du monde dans les dépenses de protection sociale", résume Jean-Marc Aubert, le responsable de la Drees, dans les colonnes de Libération.

La faute aux minima sociaux ? Pas réellement, note le haut fonctionnaire : "Ceci s’explique essentiellement par les risques vieillesse et santé." Si elles sont "importantes", les aides destinées aux personnes en situation de chômage et de pauvreté restent "quand même faibles par rapport à la totalité des prestations sociales".

Vu sous un angle statistique, complètent Les Echos, la santé et la vieillesse "représentent ensemble 81% des dépenses de protection sociale, suivies des prestations familiales (8%) et de celles liée à l'emploi (chômage, insertion, 6%)". Les dépenses destinées au logement s'élèvent, elles, à 3%, au même niveau que la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)