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Pouvoir d’achat : hausse attendue en 2019

Le pouvoir d'achat des Français devrait augmenter de 2% l'an prochain, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Sur ce sujet, l'exécutif met de multiples acteurs à contribution, dont les complémentaires santé.

Publiée ce mercredi 19 décembre 2018, la dernière note de conjoncture de l'Insee se veut optimiste : elle annonce un rebond du pouvoir d'achat de +2% pour l'année prochaine, hausse qui n'a pas été constatée depuis 2007. Cette bonne nouvelle est "directement liées aux mesures pour le pouvoir d'achat annoncées par le président de la République le 10 décembre pour répondre à la colère des Gilets jaunes", indique Challenges.

En effet, observent à leur tour Les Echos, la défiscalisation des heures supplémentaires, tout comme la prime exceptionnelle de fin d'année, éventuellement versée par les entreprises, et l'augmentation de la prime d'activité destinée aux ménages (dont les revenus sont proches du Smic) devraient significativement dynamiser la consommation. A ces récentes mesures, note encore le quotidien économique, s'ajoute l'annulation de la hausse de la CSG intervenue en 2018 pour de nombreux retraités.

D'après la note de conjoncture, l'impact de tous ces dispositifs devrait permettre au ménage d'obtenir 0,5% de revenu disponible brut en plus au premier trimestre 2019. Et cela "sans compter la progression conjoncturelle des salaires et le net tassement des prix à la consommation". Même si l'Insee a conscience que les gains de pouvoir d'achat ne seront pas tous réinjectés dans la consommation (une partie étant épargnés), celle-ci pourrait grimper de 0,7% les trois premiers mois de 2019.

Pour agir sur le pouvoir d'achat des Français, l'exécutif fait appel à de nombreux acteurs. "Après les banques, qui ont consenti à stabiliser leurs frais, puis les grandes entreprises, priées de verser une prime", rapporte Le Figaro, le chef de l'Etat a reçu hier à l'Elysée les différentes familles de complémentaires santé, lesquelles "se sont engagés à ne pas répercuter dans leurs tarifs 2019 l'impact de la réforme du « reste à charge zéro »", indiquent Les Echos.

"Nous allons travailler dès à présent, avec la ministre de la Santé, pour qu'il en soit de même pour 2020", a déclaré le président de la Mutualité Française. "Mais, il faudra que tout le monde, et notamment les professionnels de santé, joue sa partition", a ajouté Thierry Beaudet.

Comme le note également Le Figaro, "la Mutualité Française a redit son engagement à défendre la réforme du reste à charge zéro, qui représente un progrès dans l'accès aux soins, et ne pas en répercuter le coût en 2019".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)