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Pour y voir plus clair sur la santé visuelle

Ouverture, aujourd'hui à Paris, des Etats généraux de la santé visuelle organisés à l'initiative la Mutualité Française. Première du genre, cette manifestation réunit l'ensemble des acteurs et des usagers du secteur de l'optique : ophtalmologues, optométristes, associations de patients, industriels, complémentaires santé et réseaux de soins. Ils confronteront leurs points de vue dans l'optique d'améliorer le parcours de santé visuelle des usagers des soins.

A l'occasion de cet événement, une enquête de l'institut Harris Interactive révèle la position des Français sur le secteur. Un regard qui est à la fois satisfaisant comme très sévère, surtout quand il est question de coûts. Par exemple, rapporte ladepeche.fr, une majorité de sondés se montrent insatisfaits en matière d'égalité d'accès aux soins et aux équipements optiques.

Ainsi, rapporte le site, "un tiers des personnes interrogées affirme avoir déjà renoncé à un rendez-vous, un soin ou un équipement optique : 51% parce que cela était trop cher et 45% car les délais d'attente étaient trop importants. Parmi les autres raisons avancées par ces personnes figurent l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous (22%), le manque de temps (11%) ou encore parce que c'était trop loin du domicile (9%)".

Un tiers des personnes interrogées affirme avoir déjà renoncé à un rendez-vous, un soin ou un équipement optique.

En revanche, concernant les soins, les Français sont plutôt satisfaits à 52%. La qualité des équipements leur convient à 79%, tout comme la détection des troubles (66%). Même si une majorité de sondés déclarent être attentifs à leur santé visuelle (71%), 59% d'entre eux déplorent toutefois l'insuffisance d'informations sur le sujet. D'ailleurs, souligne ce matin France Info, les Français connaissent bien le rôle de l'opticien ou de l'ophtalmologue, mais il n'en est pas de même des autres disciplines telles que l'orthoptiste ou l'optométriste.

Le crédit des Français envers les professionnels de la vue s'exprime donc de façon variable : 83% des sondés font principalement confiance aux ophtalmologues, 64% aux opticiens et 62% aux orthoptistes.

Pour ce qui est des réseaux d'opticiens, poursuit France Info, "il y a du pour et il y a du contre". Les trois-quarts des sondés estiment que les réseaux "peuvent déboucher sur une baisse des prix mais dans le même temps ils craignent que ces réseaux les limitent dans leur libre choix d'aller chez tel ou tel professionnel ».

Invités à se prononcer sur plusieurs propositions susceptibles d'améliorer le système des soins visuels, les sondés plébiscitent à plus de 90% un suivi obligatoire de la vue, avec inscription dans le carnet de santé. Ils souhaitent également le développement de sites mobiles qui pourraient se rendre dans les écoles ou les établissements de soins et l'instauration d'un contrôle de vue obligatoire pour les conducteurs de plus de 50 ans.

Enfin, conclut France Info, "les trois-quarts de personnes interrogées accepteraient que les tâches réalisées aujourd'hui par les ophtalmos soient confiées à des optométristes ou des orthoptistes, mais là, à une condition quand même : que l'ophtalmo supervise le travail".

Le coût de la santé chez les personnes âgées

La santé des retraités de plus de 80 ans est 6,2 fois plus coûteuse que celle des personnes âgées entre 20 et 29 ans. C'est l'un des enseignements qui se dégage du projet de rapport du Conseil d'orientation des retraites (Cor), indiquent Les Echos (page 6). Le quotidien économique pointe "l'efficacité de l'assurance maladie obligatoire", laquelle "comble la moitié de l'écart de dépenses entre les jeunes et les vieux". "En prenant en charge à 100% les soins réalisés au titre d'une affection longue durée, ces pathologies chroniques qui frappent fréquemment les personnes âgées, elle permet une péréquation", expliquent Les Echos.

En revanche, observe le Cor, "les complémentaires n'effectuent qu'une redistribution limitée selon l'âge, si bien que leurs primes ont tendance à augmenter avec l'âge, ainsi que le reste à charge après remboursements des complémentaires". Ainsi, indique le quotidien économique, la prime moyenne versée par les ménages de 46-55 ans s'élevait à 880 euros en 2012, contre 1.510 euros pour les ménages de 65-75 ans.

Ces données concernent l'ensemble des complémentaires, mais comme l'a montré la Drees en septembre 2013 dans une étude intitulée « Comment les organismes complémentaires fixent leurs tarifs", les mutuelles sont plus solidaires que les autres types d'organismes. En effet, après 60 ans, les tarifs des mutuelles augmentent moins vite avec l'âge que ceux des assureurs. A noter également que 60% des plus de 60 ans sont couverts par une mutuelle en contrat individuel alors que seulement 18% sont couverts par un contrat individuel d'une société d'assurance.

En bref

Social

– "L'avenir s'assombrit pour les retraités." Selon les prévisions du Conseil d'orientation des retraites (Cor), le niveau de vie des retraités devrait diminuer à partir du milieu des années 2020, en comparaison au reste de la population. Une baisse qui serait due à l'indexation des pensions sur l'évolution des prix et non plus sur les salaires, ces derniers augmentant plus vite que l'inflation. Actuellement, les ménages retraités ont, en moyenne, un niveau de vie légèrement supérieur aux autres foyers. En 2013, la pension brute s'élevait à 1.578 euros (1.884 euros pour les hommes et 1.314 euros pour les femmes). Le Parisien/Aujourd'hui page 10 et Les Echos page 6

– "Le Parlement a voté la loi sur le vieillissement." Après les députés, le Sénat a définitivement adopté le projet de loi visant à adapter la société au vieillissement. Ce dernier prévoit de développer dès 2016 une politique de prévention de la perte d'autonomie, d'adapter les politiques publiques au vieillissement comme, par exemple, en facilitant l'engagement des seniors dans la vie associative. Les Echos page 2.

Santé

– "Des tests pour éviter la chimio." Chaque année, 53.000 femmes sont diagnostiquées porteuses d'un cancer du sein. Grâce aux tests génomiques, déjà couramment prescrits en Allemagne, au Royaume-Uni et en Grèce, certains traitements parfois inutiles peuvent être évités. Ces tests pistent non seulement les biomarqueurs pronostics mais cherchent aussi à prédire la réponse de la patiente à tel ou tel type de traitement. Pour l'instant, en France, les autorités sanitaires ne recommandent ni ne remboursent (comme en Grèce) ces tests. Le Parisien/Aujourd'hui page 14.

Et aussi

– Le géant pharmaceutique Reckitt Benckiser a été condamné à retirer certains de ses médicaments de la vente en Australie et notamment les Nurofen® censés soigner le mal de dos, les douleurs liées aux règles, les migraines et les maux de tête liés à la tension. Motif : il les vendait deux fois plus cher et sous différents intitulés alors qu'ils n'ont aucune différence avec l'ibuprofène de base. Libération page 15.

– Le secteur de la santé s'empare de l'impression 3D, notamment dans la fabrique de prothèses. Les Echos page 13.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)