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PLFSS 2018 : nouvelles économies sur la branche maladie

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018 a été présenté hier, jeudi 28 septembre 2017. Le gouvernement mise sur d'importantes économies sur la santé en vue de l'équilibre des comptes en 2020.

Les comptes de la Sécu s'améliorent, a indiqué le gouvernement jeudi 28 septembre 2017, à l'occasion de la présentation de son premier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

"Dans ce contexte, la perspective de retour à l'équilibre de la Sécu en 2020, repoussé d'un an par le Premier ministre, Edouard Philippe, en juillet, paraît atteignable pour le gouvernement", écrit Le Monde.

Selon le projet de budget défendu hier par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, et le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, le déficit de la Sécu devrait être ramené à 2,2 milliards en 2018, contre 5,2 milliards d'euros en 2017, soit le niveau le plus bas depuis dix-sept ans, observe Le Monde.

Pour cela, l'exécutif prévoit des économies sur la branche vieillesse, en reportant d'octobre 2018 à janvier 2019 la revalorisation des pensions. Mais c'est surtout du côté du système de santé que les efforts les plus importants seront demandés.

La branche maladie, explique en effet Le Figaro, "sera mise à contribution, avec 4,2 milliards d'euros d'économies prévus en 2018". Economies d'autant plus nécessaires, que les dépenses progresseront inévitablement du fait du vieillissement de la population, de l'augmentation des maladies chroniques et de la hausse du prix des thérapies innovantes.

De fait, pour l'an prochain, on estime le montant de ces dépenses à 200 milliards d'euros, soit un objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) de 2,3%.

Pour contenir cette hausse, le gouvernement compte serrer la vis sur les médicaments pour une économie de près d'1,5 milliard d'euros. Des baisses de prix sur les traitements innovants et une promotion accrue des génériques devraient permettre d'atteindre l'objectif. Les mesures ciblent aussi une "diminution des tarifs des dispositifs médicaux (100 millions)" et une "maîtrise des volumes prescrits (320 millions)", notent Les Echos.

Les hôpitaux seront également mis à contribution, en particulier via l'optimisation de leurs achats (1,2 milliard d'euros), note La Croix, qui relève également "une plus grande maîtrise des coûts du transport sanitaire et des congés de maladie".

"Plusieurs mesures vont peser l'année prochaine sur les particuliers", explique ce quotidien, qui cite en exemple la hausse progressive du tabac jusqu'à 10 euros le paquet, mais aussi le relèvement de 18 à 20 euros du forfait hospitalier, hausse contre laquelle "les mutuelles ont déjà averti que ces 200 millions d'euros supplémentaires se traduiront par des hausses de cotisations". C'est ce qu'a fait valoir Thierry Beaudet, le président de la Mutualité Française, dans Le Monde, dénonçant "le retour des recettes du passé, avec le financement par les mutuelles de ce que la Sécu n'arrive pas à prendre en charge".

Une critique également rapportée ce matin par L'Est républicain, Vosges matin, L'Alsace et Le Dauphiné libéré.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)