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Pharmaciens : de nouvelles missions auprès des personnes âgées

Les pharmaciens peuvent désormais réaliser des "bilans partagés de médication" auprès de personnes âgées. D'autres tâches, comme la vaccination, sont également en expérimentation.

Depuis le 16 mars 2018, les pharmaciens exercent un nouveau rôle auprès des personnes âgées. Désormais, ils peuvent réaliser des "bilans partagés de médication" auprès des plus de 65 ans atteints d'une affection de longue durée (ALD) et des plus de 75 ans à qui cinq molécules ont été prescrites.

Leur fonction, indiquent Les Echos, ne se résume donc plus à la vente de médicaments et "au conseil santé par-dessus le comptoir".

Un avenant de juillet 2017 à la convention pharmaceutique avec l'assurance maladie a en effet entériné la mise en place de trois nouveaux honoraires, dont la montée en charge s'étalera sur trois ans. Ainsi, écrit le quotidien économique, les pharmaciens percevront un forfait à l'ordonnance, un forfait par "médicament spécifique" et un forfait par personne âgée.

Les "bilans partagés de médication", qui entrent dans cette dernière catégorie, constituent une forme de suivi continu de ces patients. Entre deux consultations de médecins ou deux hospitalisations, les personnes âgées disposent ainsi d'un interlocuteur immédiat à proximité de leur domicile pour faciliter la gestion de leur pharmacologie. Au cours d'un entretien avec leur pharmacien, les patients peuvent lui faire part de leurs indispositions aux traitements, mais aussi d'autres troubles dissociés.

Après cet échange, et après avoir consulté le dossier médical personnel (DMP) qui sera généralisé à l'automne prochain sur l'ensemble du territoire, le pharmacien rédige une "analyse pharmacologique", qu'il communique au médecin traitant. Le pharmacien propose ensuite un entretien de conseil à la personne âgée, et s'assure de l'observance de son traitement durant toute l'année.

Pour cette mission, le pharmacien percevra 60 euros lors du premier bilan, 20 euros l'année suivante pour un simple suivi, ou 30 euros si un nouveau traitement est mis en place.

L'action des pharmaciens auprès des personnes âgées ne se limite pas à ces bilans observent par ailleurs Les Echos. Depuis octobre 2017, deux régions, Auvergne Rhône-Alpes et la Nouvelle Aquitaine, expérimentent en effet la vaccination de la grippe sur cette population. Pour la saison 2017-2018, 156.000 personnes ont ainsi été vaccinées, soit quatre fois plus que la prévision initiale. Tarifée à 4 euros, l'injection "ne va pas doper la marge des pharmaciens", relève le quotidien, mais elle leur permet d'"afficher leur positionnement sur la prévention en santé plutôt que sur le métier de commerçant".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)