Permettre aux complémentaires de jouer un véritable rôle dans la régulation

Les tarifs des assureurs devraient augmenter en moyenne de 2 à 4% en 2017. Conséquence de la dérive tendancielle des dépenses de santé et des transferts de charge. Les réseaux de soins permettraient de réduire la facture pour les ménages.

Comme le signalent Les Echos, les tarifs des contrats individuels en santé pourraient croître en moyenne de 2 % à 4 %. A titre d'exemple, cette augmentation serait de +2,4% chez Generali France, +3% chez Swiss Life France et jusqu'à +4% chez Prévifrance.

Du côté des mutuelles, la MACSF indique qu'elle maintiendra ses tarifs pour sa formule d'entrée de gamme des contrats responsables, mais les "augmentera de 2% pour ses formules de moyen et haut de gamme", poursuit le quotidien économique. Pour sa part, la Macif annonce des tarifs en baisse pour 40% de son portefeuille individuel. "Nous voulons redistribuer du pouvoir d'achat à nos sociétaires en appliquant des baisses tarifaires, d'une part, auprès de certains segments de clientèle tels que les seniors et, d'autre part, sur les formules d'entrée et de milieu de gamme", explique Fred Vianas, directeur du pôle santé-prévoyance du groupe mutualiste. En matière de contrats collectifs, les salariés doivent s'attendre à des augmentations de 3 à 5% en moyenne.

"La dérive tendancielle des dépenses de santé, ou encore la hausse prochaine du prix de la consultation chez le généraliste, pèsent lourd dans la balance", expliquent Les Echos. "C'est pour cela que nous faisons porter nos efforts sur la prévention et les réseaux de soins. Sans les réseaux de soins, qui permettent de garantir des prestations en optique, dentaire et audioprothèse à des prix maîtrisés, nous estimons que la hausse de nos tarifs serait de 1 point supérieure", explique Christophe Scherrer, directeur général adjoint de Malakoff-Médéric, chargé du développement et du marketing stratégique.

Pour permettre aux complémentaires de jouer un véritable rôle dans la régulation des dépenses, Etienne Lefebvre, dans son éditorial des Echos, plaide également en faveur des réseaux de soins qui "donnent la possibilité aux complémentaires de négocier des conventions avec les professionnels de santé sur la qualité et le prix des actes". "Malheureusement, regrette-t-il, ces réseaux ne concernent que les opticiens et les dentistes, pas les médecins, ce qui empêche l'expérimentation de parcours de soins innovants."

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John Sutton

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