Obésité infantile : attention danger !

Il y a de quoi s'inquiéter ! "En France, un enfant sur six est actuellement en situation de surpoids contre 1 sur 20 en 1980", indiquent Les Echos (page 15). Or, cette période de la vie est souvent déterminante pour le comportement futur de l'adulte. En effet, comme l'ont remarqué les experts, un enfant gros avant la puberté risque de le rester. "Entre 50 à 70% des adolescents obèses le resteront à l'âge adulte", poursuit ce quotidien.

Il faut dire que les jeunes sont de plus en plus soumis à la tentation. D'une part, la publicité les encourage à consommer davantage. D'autre part, le volume des portions proposées a considérablement augmenté. Selon une récente étude que mentionnent Les Echos, "pour les desserts sucrés, la portion type a augmenté de 90% chez les adultes et de 84% chez les enfants. Même constat pour les pizzas (+ 87% chez les adultes et + 80% chez les enfants)". Il en va de même pour les sodas et les féculents.

Mais le comportement alimentaire dépend aussi de l'environnement social et familial. Déjà, remarque le quotidien économique, "ceux qui ont été allaités par leur mère acceptent plus volontiers que les autres les étranges légumes". Le but est de donner les "bonnes habitudes" dès l'enfance. Comme l'explique Sylvie Issanchou, chercheure à l'Institut national pour la recherche agronomique de Dijon, "les choix de l'enfance se retrouvent chez les adolescents et les jeunes adultes. Surtout chez les filles qui sont très fidèles aux habitudes".

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Le Conseil de l'ordre des pharmaciens vient de rendre public une étude sur la démographie de la profession, signale Le Figaro (page 19). Au 1er janvier, "la France comptait exactement 72.322 pharmaciens dont 65,5% de femmes", ce qui représente 575 praticiens de plus que l'an passé. Les trois-quarts de ces pharmaciens exercent en officine. Autre constat : si le nombre d'officines est resté quasiment inchangé au cours de la dernière décennie, les pharmacies "sont de plus en plus grosses, un tiers d'entre elles comptent trois pharmaciens ou plus, contre 20% en 1998".

Pour le Dr Jean-Luc Audhoui, de l'ordre des pharmaciens, "avec un numerus clausus à 2.990 étudiants par an, et des départs en retraite qui atteignent bientôt 3.400 à 3 500 par an à cause du papy-boom, le renouvellement ne se fera plus". Or, souligne Le Figaro, "les besoins ne cesseront de croître avec la hausse du nombre de personnes âgées et l'extension du rôle des pharmaciens, surtout dans les zones ou médecins et infirmiers manquent". Pour l'ordre, il convient donc de relever le numerus clausus.

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Le candidat de l'UDF arrivé troisième au 1er tour a renvoyé hier "dos à dos" les deux candidats en lice et n'a pas donné de consigne de vote, note Le Figaro (pages 5 à 8). François Bayrou "se dit prêt à rencontrer la candidate PS", titre Libération (pages 2 à 7). Ce quotidien perçoit dans cette démarche "un flirt prometteur". Le "débat public et ouvert" proposé Ségolène Royal au candidat centriste aura donc lieu.

De son côté, Nicolas Sarkozy a indiqué que "s'il était élu, il y aurait dans son gouvernement des ministres UDF et même au-delà", souligne Le Parisien/Aujourd'hui (pages 2 à 6). Le candidat de l'UMP estime que "le débat contradictoire" doit être engagé avec Ségolène Royal et non avec François Bayrou qui l'a d'ailleurs "beaucoup attaqué", poursuit ce quotidien.