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Nouvelles propositions pour lutter contre les déserts médicaux

Les trois délégués nationaux à l'accès aux soins ont remis le lundi 15 octobre 2018 leur rapport à la ministre de la Santé. Ils proposent une série de mesures pour lutter contre les difficultés d’accès aux soins.

Un an après le lancement du plan d'accès aux soins, Agnès Buzyn s'est vue remettre le lundi 15 octobre 2018 un rapport détaillant des mesures concrètes pour lutter contre les déserts médicaux, annoncent Les Echos.

Ce document a été rédigé par les trois délégués nationaux à l'accès aux soins : deux médecins généralistes, Thomas Mesnier, également député (LREM) de la Charente et Sophie Augros, ainsi qu’Elisabeth Doineau, sénatrice (UDI) de la Mayenne.

Les propositions formulées dans le rapport sont une déclinaison des grands principes du plan d’accès aux soins et du plan santé, présentés le 18 septembre 2018, par le président de la République, indique le quotidien économique. Ainsi, il est question de renforcer la coordination des acteurs à l'échelle locale. Alors que le chef de l'Etat souhaite un maillage de tout le pays avec des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) d'ici au 1er juillet 2021, les rapporteurs mettent en garde contre "le risque que les CPTS soient perçues comme un dispositif administratif de plus, dans une palette déjà bien fournie".

Quelles solutions proposent-ils ? "Eviter que l'octroi d'un financement conventionnel ne soit conditionné à un regroupement au sein de structures professionnelles de soins ambulatoires", expliquent Les Echos. Pour les délégués à l'accès aux soins, les CPTS doivent avant tout accompagner les projets d'installation, développer la télémédecine et les pratiques coordonnées ou encore simplifier l'exercice libéral. Ils doivent aussi prendre en charge les patients dans les zones sous-dotées.

Avec ce changement de paradigme, "le médecin de demain ne sera plus seulement en charge de sa propre patientèle, mais responsable, conjointement avec d'autres, de la bonne prise en charge de l'ensemble de la population sur son territoire d'intervention", explique le quotidien économique.

En pratique, une partie des rémunérations sur objectifs pourrait être versée non plus à une personne, mais à une communauté professionnelle territoriale de santé. Les praticiens d'une même spécialité exerçant dans la même CPTS pourraient être désignés conjointement médecins traitants, si le projet de santé le prévoit, et sous réserve d'un système d'information approprié, poursuit le quotidien économique. Le contrat de solidarité territoriale médecin pour les libéraux effectuant des consultations dans les déserts médicaux entrainerait une augmentation de 25% à partir de février 2019. Ces contrats pourraient aussi être accordés à un collectif de médecins de la même CPTS ou du même cabinet.

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JOHN SUTTON

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)