croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Mieux connaître son asthme pour éviter les urgences

Les asthmatiques sont près de 200.000 à passer par les urgences lors de crises aiguës. Afin d'éviter ce recours, l'hôpital de Tours enseigne aux patients à mieux contrôler leur maladie.

Malgré l'efficacité des traitements dont on dispose, et les progrès réalisés dans la prise en charge médicale, l'asthme aigu continue de tuer près de 900 personnes chaque année. Notamment parce que certains des 4 millions d'asthmatiques évaluent souvent trop tardivement la gravité de leur crise, indique Le Figaro.

L'asthme aigu "fait suite à une crise habituelle qui va monter sur plusieurs heures et ne pas être soulagée par le traitement bronchodilatateur habituellement efficace", décrit le Dr Jean-Philippe Marre, pneumologue à Tours et vice-président de l'Espace du souffle. Aussi, lorsqu'une telle crise se déclare et s'installe dans la durée, il ne faut pas hésiter à composer le 15 pour être transporté aux urgences par transport médicalisé.

Chaque année, 200.000 passages dans les services d'urgences sont ainsi enregistrés, notamment pendant la saison des pollens. Là, le patient est immédiatement pris en charge et y reçoit un traitement à forte dose à base de bronchodilatateurs et de corticoïdes. Six asthmatiques sur dix quitteront alors l'hôpital avec une prescription de corticoïdes oraux de courte durée ainsi qu'un traitement de fond à base de bêta-2 mimétique à longue durée d'action. Celui-ci traite la maladie permanente sous-jacente afin de prévenir toute rechute, explique le quotidien.

Le problème, note Le Figaro, est que 30% des patients qui sont passés par les urgences vont voir leur situation s'aggraver dans le mois suivant. Ils seront obligés d'y revenir, en particulier parce qu'ils n'auront pas consulté de pneumologue immédiatement après leur sortie. Ou plus simplement, parce qu'il ne leur a pas été prescrit de traitement de fond ou que ce dernier n'a pas été pris correctement.

Les patients pensent trop souvent que ce traitement à base de corticoïdes n'est à prendre qu'en cas de crise. Aussi, pour rendre le passage aux urgences exceptionnel, les urgentistes et pneumologues de l'hôpital Tours ont-ils mis en place un programme leur permettant de mieux connaître leur maladie, et de mieux la contrôler.

Basée sur un questionnaire, un entretien et des séances d'éducation thérapeutique, cette expérimentation proposée à tout asthmatique passant par les urgences, a permis de faire chuter "la récidive des crises à trois mois de 38% à 28%", explique la Dre Véronique Derogis, urgentiste au CHU de Tours.

A lire aussi dans la presse

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)