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Mieux articuler médecine de ville et hôpital

Le président de la République présente ce mardi 18 septembre 2018 une réforme du système de santé.

Le plan Santé, annoncé ce mardi 18 septembre 2018 par le président de la République, sera accompagné d'une enveloppe de 400 millions d'euros jusqu'en 2022, afin de financer une meilleure répartition entre la médecine de ville et l'hôpital.

"Trois grandes orientations, 50 mesures précises et 400 millions d'euros supplémentaires pour le système de santé en 2019. Ça y est, la grande réforme du système de santé que doit annoncer le président Macron ce mardi matin est lancée. Elle est globale, touche-à-tout. Et se veut aussi importante que celle qui a prévalu en 1958 avec la création des CHU en France", résume Libération, qui titre en "une" sur "Les prescriptions du docteur Macron". Pour ce quotidien, les trois orientations principales du plan sont : la fin du numerus clausus et la réforme des étude médicales, la réorganisation de la médecine de ville et l'amélioration de la qualité des soins à l'hôpital.

La philosophie générale de ce plan est de renforcer l'offre de soins. Pour cela, le numerus clausus sera supprimé "dès 2020", comme le confirme la ministre de la Santé, dans Le Parisien. "Mais attention, ajoute-t-elle, cela ne réglera pas le problème de la démographie médicale. Aujourd'hui, en nombre, il n'y a jamais eu autant de médecins dans notre pays, mais le temps disponible face aux patients s'est réduit".

Par ailleurs, l'Ondam va être relevé en 2019. La hausse des dépenses de l'assurance maladie pourrait atteindre 2,5% au lieu de 2,3%, soit une rallonge de près de 450 millions d'euros. "Cet "Ondam d'investissement", comme le présente la majorité, défendu par Agnès Buzyn, va permettre de dégager des moyens pour mener la réforme du système de soins", notent Les Echos.

Cette rallonge budgétaire servira notamment à la création de 4.000 postes "d’assistants médicaux" dans les zones sous-dotées médicalement. Ces assistants auront pour mission de "décharger" les praticiens des tâches administratives et de certains "actes simples, comme une prise de tension ou de température".

Quelle place sera dévolue aux patients dans le futur système de santé ? interroge Le Parisien. "Une place centrale ! s'exclame la ministre de la Santé. (…) Nous allons créer une démocratie sanitaire du quotidien. Concrètement, nous allons recueillir le ressenti des patients, leur expérience en leur demandant d'évaluer scientifiquement, non pas leur médecin, mais leur parcours de soins. Ces évaluations seront rendues publiques".

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JOHN SUTTON

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)