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Médicaments : les pharmaciens bientôt autorisés à prescrire ?

Un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 prévoit d'expérimenter pour trois ans dans deux régions la prescription de médicaments par les pharmaciens.

Une nouvelle prérogative pourrait prochainement concerner les pharmaciens. Le 18 octobre 2018, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale a en effet adopté un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, qui vise à autoriser la délivrance de médicaments à prescription obligatoire, même si les patients ne disposent pas d'ordonnance. Selon Les Echos, cette mesure proposée par la députée (LREM), Delphine Bagarry, a pour objectif de libérer du temps médical dans un contexte d'extension des déserts médicaux.

Si cet amendement est adopté au cours de l'examen du texte, les pharmaciens seront habilités à fournir les premiers traitements figurant dans un "panier de soins de base". Celui-ci reste encore à définir, mais il pourrait, à l'image de celui qui existe en Suisse, concerner des pathologies du type cystite, conjonctivite ou eczéma.

Toutefois, précise le quotidien économique, "les pharmaciens ne prescriraient pas eux-mêmes, puisqu'ils agiraient dans le cadre d'un protocole médical et de coopération, conclu avec le médecin traitant et les communautés de santé locales". En cas d'adoption, le dispositif serait expérimenté pendant trois années par deux régions.

En matière d'expérimentation justement, les pharmaciens viennent de mener une autre mission qu'on leur a confiée : celle de vacciner contre la grippe. En 2017, la mesure s'est d’abord appliquée à la région Auvergne-Rhône-Alpes et à la Nouvelle Aquitaine, précise La Croix. Un an plus tard, elle a été étendue aux Hauts-de-France et à l'Occitanie.

A terme, l'objectif est d'augmenter le taux de couverture vaccinale chez les 12 millions de personnes à risque, à savoir les plus de 65 ans et celles atteintes d'affections longue durée (ALD). Pour cela, dès octobre 2019, tous les pharmaciens de France seront autorisés à vacciner contre la grippe.

De plus en plus sollicitées, les officines gagnent ainsi du terrain dans l'offre de soins. Depuis mars 2018, rappellent Les Echos, elles réalisent des bilans de médication pour les personnes âgées. Signe que les pharmaciens sont désormais "engagés dans un changement de modèle économique, où les honoraires détrônent peu à peu le prix de la boîte de médicaments".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)