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Médecins : baisse des généralistes et hausse des spécialistes salariés

La France compte 226.000 médecins en activité, soit 10.000 de plus qu'en 2012. Le nombre de généralistes est en recul et celui des spécialistes est en croissance.

Y a-t-il moins de médecins en France ? Non, si l'on en croit l'étude publiée le 3 mai 2018 par la direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (Drees). Depuis 2012, la France compte 10.000 médecins de plus, soit un total de 226.000 praticiens en activité en 2018 (remplaçants et cumul emploi-retraite inclus). "Une progression de 4,5% des effectifs qui pourrait en satisfaire plus d'un, mais qui cache d'importantes disparités", souligne Le Parisien.

Plus de huit Français sur dix ont un généraliste dans leur commune et moins de 0,1% de la population (52.000 personnes) doit faire plus de 20 minutes de trajet en voiture pour en trouver un. La Drees recense "9.142 communes en situation de sous-densité", soit environ 5,7 millions d'habitants, précise Le Parisien. Il s'agit essentiellement de communes rurales, mais aussi de certaines zones à la périphérie de Paris et des grandes villes de province, indique Le Figaro.

"On ne nie pas qu'il y ait des difficultés. Mais les inégalités de répartition des médecins ont peu évolué depuis les années 1980. Et il n'y a pas de régions entièrement sous-denses, même si certaines sont plus touchées que d'autres", estime, dans Le Figaro, Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees. Les régions les plus concernées sont le Centre-Val de Loire, la Bourgogne-Franche-Comté et l'Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà de la hausse globale des effectifs, de profondes évolutions sont à l'œuvre, avec une féminisation croissante de la profession (59% des jeunes médecins sont des femmes) et un vieillissement important (30% des médecins ont plus de 60 ans). Surtout, le nombre de généralistes baisse par rapport aux spécialistes, et l'exercice libéral perd du terrain au profit du salariat.

Ainsi, en six ans, le nombre de généralistes libéraux a reculé de 2%, tandis que le nombre de spécialistes libéraux a augmenté de 2,4%, et celui des spécialistes salariés a bondit de 13,9%.

Cette tendance devrait se poursuivre. Selon un outil de projections, mis en ligne jeudi par le ministère de la Santé (dataviz.drees.solidarites-sante.gouv.fr), qui propose différents scénarios jusqu'en 2040, le nombre de médecins devrait continuer de croître, mais la densité de généralistes devrait diminuer au moins jusqu'en 2025.

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)