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Mauvais timing pour la loi Travail

L'exécutif est encore loin d'en avoir fini avec la loi Travail. Et, par conséquent, avec tous les mouvements d'opposition au texte. Comme le rappelle Le Monde, "l'examen du projet de loi sur la réforme du Code du travail en deuxième lecture à l’Assemblée nationale ne doit pas intervenir avant le début du mois de juillet", après un passage au Sénat à compter du 13 juin. En somme, souligne le quotidien, cela représente "une éternité dans le contexte actuel".

Si le gouvernement compte absolument faire passer sa loi, comme l'a encore répété vendredi 27 mai 2016 François Hollande, il va lui falloir rester ferme jusqu'à l'été face aux diverses actions syndicales. Les syndicats hostiles au projet de loi organisent une nouvelle journée d'action. En attendant, note Le Monde, la CGT mène une "guerre d'usure" et appelle à la paralysie des terminaux pétroliers, à la grève des cheminots ou encore des personnels aéroportuaires.

Autant d'actions qui risquent de donner une mauvaise image de la France alors que s'approche l'Euro de football. D'autant qu'en dépit des blocages, une majorité de Français continuent de soutenir les grévistes.

Selon un sondage paru le 29 mai 2016 dans Le Journal du dimanche, 46% des Français réclament le retrait de la loi El Khomri, dont 51% des sympathisants de gauche. Et 40% espérèrent une modification du texte, contre 13% qui souhaitent le voir conservé en l'état.

Pour sortir de la crise mais ne voulant pas céder à l'opinion, les chefs de l'Etat et du gouvernement s'emploient à mettre en place une "opération déminage", indiquent Les Echos. Pour réduire l'ampleur du conflit social, François Hollande et Manuel Valls essaient de régler "toute une série de négociations sectorielles" avec la SNCF, la RATP, l'aviation civile ou encore les intermittents et dockers. "L'objectif est de clore un maximum de ces dossiers pour éviter que le conflit ne s'étende, alors que des préavis de grève ont été déposés", écrivent Les Echos.

En parallèle, remarque Le Monde, il leur faut gérer les dissensions internes à la majorité, ou plus globalement à l'aile gauche de l'échiquier politique, avec cette problématique en filigrane : la candidature de François Hollande pour 2017 peut être pénalisée, autant par le retrait du texte que par sa conservation…

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Frédéric Lavignette

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