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Marisol Touraine annonce la création des groupements hospitaliers de territoire

La ministre de la Santé a annoncé hier le déblocage de 2 milliards d'euros sur cinq ans à destination des hôpitaux, "notamment pour le développement des systèmes d'information et l'innovation". Marisol Touraine précise son projet dans un entretien aux Echos.

Ce plan vise à soutenir la réorganisation hospitalière, qui sera mise en place à partir du 1er juillet. A cette date, chaque hôpital devra faire partie d'un groupement hospitalier de territoire (GHT). "Il faut mieux organiser la relation entre l'hôpital et la médecine de ville, mais aussi entre les hôpitaux d'un même territoire autour d'un projet médical partagé", explique Marisol Touraine, qui annonce que près de  "150 groupements vont voir le jour dans quelques semaines". "Chaque groupement s'organise avec un "hôpital support" et mutualise des fonctions comme les achats ou les systèmes d'information", précise-t-elle. L'objectif étant de réaliser des économies.

Ces regroupements territoriaux iront-ils de pair avec des fermetures de lit, interrogent Les Echos. "La création des GHT est tout sauf une réforme bureaucratique ou administrative : elle vise à garantir à chacun qu'il pourra être pris en charge dans un hôpital de proximité", répond la ministre de la Santé. "Les services d'hospitalisation de jour sont appelés à se développer, ainsi que la prise en charge à domicile. Je n'ai jamais fait un objectif de la fermeture de lits", assure-t-elle.

En restreignant l'accès au service public hospitalier, voulez-vous réduire la place des cliniques, qui pèsent sur 30% de l'activité hospitalière ?, questionne le quotidien économique. "Les cliniques ont toute leur place dans notre système de santé, qui tire sa force de sa diversité, répond-elle. […] Si les cliniques veulent appartenir au service public hospitalier, elles doivent respecter certaines règles. Les contraintes telles que la formation, la recherche, la permanence des soins ont un coût, qui est garanti par la collectivité. Ce n'est pas de l'ostracisme."

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