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Manifestations : un test social « grandeur nature »

"Aujourd'hui la France s'arrête", lance L'Humanité (pages 2 à 5). Avec 200 manifestations prévues dans tout l'Hexagone et des milliers d'arrêts annoncés dans le secteur public et privé, le chef de l'Etat va être soumis à "un test social grandeur nature", estime le quotidien. Cette mobilisation générale a le soutien d'une majorité de Français. Selon un sondage publié dans lefigaro.fr (à l'heure de la réalisation de la revue de presse, seule la version électronique de ce quotidien était disponible, NDLR), 69% d'entre eux la trouvent "justifiée", tandis que 26% la désapprouvent.

Sans surprise, les sympathisants de gauche sont 87% à légitimer ce mouvement. Ce qui est davantage étonnant, c'est que 54% des sympathisants de droite partagent ce même sentiment. Selon l'institut BVA, à l'origine du sondage, ce dernier chiffre s'explique par "la dimension consensuelle des mots d'ordre".

Pas un secteur d'activité ne devrait échapper à cette paralysie. A l'Education nationale, les syndicats envisagent un taux de grévistes de 70% dans le primaire et 50 à 60% dans les collèges et les lycées. Pour sa part, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, table sur 30% de grévistes chez les professeurs du second degré et sur 40 à 45% chez les enseignants du premier degré.

Toujours selon lefigaro.fr, "l'intersyndicale appelle également les 5 millions d'agents de la Fonction publique d'Etat, de la Fonction publique territoriale et de la Fonction publique hospitalière à participer aux manifestations pour réclamer l'ouverture de véritables négociations salariales et défendre l'emploi privé et public".

De son côté, l'exécutif est décidé à "laisser passer l'orage", notent Les Echos (page 2). "Le gouvernement fait le dos rond" et "l'Elysée exclut de revenir sur son plan de relance", poursuit le quotidien. Pour La Tribune (page 4), "le gouvernement joue l'apaisement". Cette fois, note le journal, il n'a aucunement été question de "jeter de l'huile sur le feu en évoquant l'insuffisance du service minimum dans les transports et l'éducation". Quant au Medef, l'organisation patronale considère que les appels à la grève sont "assez confus", rapportent Les Echos. Hier, sa présidente, Laurence Parisot, a avoué "ne pas comprendre l'esprit des manifestations"…

A lire aussi dans la presse - Accompagner un proche en fin de vie

Une proposition de loi visant à instaurer une "allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie" sera débattue le 17 février à l'Assemblée nationale. Cette mesure, préconisée par le rapport Leonetti, pourrait concerner 20.000 personnes, indique La Croix (page 5). "Versée pendant une durée maximale de trois semaines, celle-ci permettra d'accompagner à domicile un patient en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable", explique le quotidien.

Cette allocation d'un montant de 47 euros par jour sera versée aux ascendants, descendants, frère, sœur ou toute personne partageant le domicile du patient. Elle devrait permettre de mettre un terme à une détresse que rappelle le rapport Leonetti : "Les trois quarts des patients mourant à l'hôpital sont seuls au moment de leur mort."

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)