Maladie de Parkinson : des pistes prometteuses

De nouveaux traitements contre cette pathologie qui touche 200.000 Français sont en cours d'expérimentation à Marseille et à Lille.

Des essais cliniques pour tester un nouveau traitement contre la maladie de Parkinson doivent débuter dans six à huit centres en France, dont celui de l'hôpital de la Timone, à Marseille.

Une cinquantaine de malades à un stade précoce vont y participer, indique le Pr Jean-Philippe Azulay, chef du service neurosciences cliniques à la Timone, dans un entretien au Parisien.

Les résultats de ces essais cliniques seront connus d'ici à deux ans. Par ailleurs, un protocole européen pour tester un médicament et faire baisser le taux de fer dans le cerveau des malades, qui entraine une dégénérescence des neurones, est mené à Lille.

Les seuls traitements de la maladie de Parkinson disponibles actuellement visent à réduire les symptômes, notamment chez les jeunes, dont l'espérance de vie est d'une vingtaine d'années, voire plus. "Mais au bout de cinq à dix ans, cette méthode est moins efficace, explique le Pr Azulay. On utilise alors des pompes à dopamine sous-cutanées ou reliées au système digestif. La chirurgie est aussi un recours."

L'âge moyen de l'apparition de la maladie de Parkinson est de 60 ans, avec une légère prédominance chez les hommes.

"Aujourd'hui, on sait que l'environnement joue un rôle, notamment les pesticides, indique ce médecin. Au niveau des mécanismes, on a déterminé qu'une protéine anormale serait à l'origine de la dégénérescence des neurones, l'alphasynucléine, qui est à la base de certaines des nouvelles approches thérapeutiques actuelles."

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John Sutton

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