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Loi Travail : opération déminage

Le report de la présentation de la loi sur le travail en Conseil des ministres n'est pas une "reculade", a assuré hier le Premier ministre devant les députés. "Le texte a donné lieu à des interrogations, c'est assez légitime, je les comprends", a déclaré pour sa part le président de la République, en visite dans une start-up de Seine-Saint-Denis, dont les propos sont cités dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 5). "C'est pourquoi le Premier ministre a prévu une concertation. Il vaut mieux prendre du temps pour mieux en gagner", a ajouté François Hollande (Les Echos, page 3). Pour le chef de l'Etat, "il n'y a pas d'autre voie que le mouvement. Rien ne serait pire que l'immobilisme ou de tout mettre en cause dans notre droit, notamment notre droit du travail".

De son côté, la mobilisation contre la réforme du Code du travail prend de l'ampleur. Ainsi, la pétition en ligne contre le projet de loi El Khomri, sur le site Change.org, a atteint hier le cap des 860.000 signatures. Même le juriste Antoine Lyon-Caen, pourtant co-auteur avec Robert Badinter du rapport sur "les principes essentiels du droit du travail", critique aussi bien la méthode "brouillonne et confuse" du gouvernement que le fond du texte.

Comme le regrette ce professeur de droit, dans un entretien au Monde (page 7), ces dispositions "ne sont pas en ligne avec cette volonté de rendre les textes plus intelligibles et de ménager un espace accru au dialogue social". "Plusieurs mesures sont purement opportunistes : elles visent à montrer que l'exécutif est sensible à certaines demandes, mais ces dispositions sont unilatérales et certaines ne profitent qu'aux grandes entreprises", dénonce-t-il.

Pour sa part, la CGT a annoncé qu'elle se joignait à la journée d'action du 9 mars, appelée par plusieurs syndicats étudiants et lycéens, et par les syndicats de la SNCF et de la RATP, pour réclamer le retrait du projet.

Une dizaine de centrales syndicales se réuniront demain pour tenter de se mettre d'accord sur les modifications à apporter au texte et discuter d'une mobilisation prévue vers la fin mars. Certaines d'entre elles, comme la CGT et FO, exigent le retrait du projet. D'autres, comme la CFDT, tout en exprimant de "vrais désaccords", veulent modifier le texte, notamment sur la définition du licenciement économique.

Le Premier ministre recevra individuellement les organisations syndicales et patronales la semaine prochaine, avant de les rencontrer à nouveau au début de la semaine suivante, pour "restituer les travaux" visant à amender le projet de loi.

 

A lire aussi dans la presse - Les CHU pourront exporter leur savoir-faire

Les centres hospitaliers universitaires (CHU) sont désormais autorisés, "sur délibération du conseil de surveillance et après approbation du directeur général de l'ARS, à créer des filiales et à prendre des participations pour assurer des prestations de services et d'expertise à l'international", rapporte Le Figaro-économie (page 20).

Le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) sera notamment tenu de s'opposer à un projet de création de filiale, si ce dernier "présente un risque financier manifestement incompatible avec l'amélioration ou le maintien de l'équilibre financier" de l'établissement de santé, précise le texte.

Le décret d'application de cette disposition de la loi Macron a été publié le 28 février dernier au Journal officiel, pour une entrée en vigueur le 1er mars. "Une bonne nouvelle également pour les entreprises du BTP", se réjouit Le Figaro, qui y voit des opportunités pour construire des hôpitaux à l'étranger.

Un marché qui s'élèverait à cinquante millions de dollars, selon la Banque mondiale. L'AP-HP a été sollicitée par plusieurs pays, dont l'Algérie, Bahreïn, Oman, le Brésil, le Mexique, le Paraguay, ou encore le Liban et le Vietnam.

En bref

Social

  • "Fermeture d'un deuxième centre dentaire "low-cost"." En moins d'un mois, les autorités sanitaires ont fermé deux centres dentaires "low cost" à Lyon et à Chalon-sur-Saône, pour des problèmes d'hygiène. La Croix page 7.
  • "RSA : les propositions de Valls." Une partie des présidents de droite de conseils régionaux défendent une opposition plus dure sur le financement du RSA. Les Echos page 3.

Santé

  • "Face à Zika, la tentation de l'éradication." Plusieurs villes du Brésil s'attaquent aux moustiques, vecteurs du virus Zika, en utilisant la manipulation génétique. La Croix page 8 et Le Monde Science & médecine page 3.
  • "Neurologie : les experts au chevet du retard mental." Les troubles du développement ont fait l'objet d'une expertise de l'Inserm. Des handicaps méconnus, qui concernent de 1 à 2% de la population. Le Monde Science & médecine page 2.
  • "Sida : de nouveaux outils efficaces." La Conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes, la semaine dernière à Boston (Etats-Unis), a présenté de nouveaux outils de prévention du sida. Libération page 9.
  • "Pierre Pollak, neurostimulant." Le neurologue, spécialiste de la maladie de Parkinson, a codécouvert la stimulation cérébrale profonde. Le Monde Science & médecine page 7.
  • "Essai clinique de Rennes : "Les volontaires auraient dû être mieux avertis du risque"." Le Pr Philippe Even ne comprend pas pourquoi le laboratoire Bial n'a pas prévenu les candidats que deux chiens étaient morts lors des tests préalables. Le Parisien/Aujourd'hui page 10.
John Sutton

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