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Le vaccin antigrippe entre en campagne

Dans quatre jours, la campagne contre la grippe sera lancée. Comme chaque année, le ministère de la Santé va encourager la population, et particulièrement les personnes à risques, à se faire immuniser.

A compter du 26 octobre 2018 débutera la campagne annuelle contre la grippe. Outre le rappel de certains conseils (se laver les mains régulièrement, réduire les contacts avec autrui si l'on est infecté, etc.), le ministère de la Santé recommandera à 12 millions de personnes à risques de se faire vacciner. A savoir, les plus de 65 ans, les victimes d'une affection longue durée (ALD), les individus en situation d'obésité sévère ou encore les femmes enceintes.

L'an passé, rappelle Le Figaro, moins de 6 millions de personnes ont répondu à cet appel. Ce qui représente 45,6% de la population concernée. Or, l'épidémie grippale 2017 a provoqué 13.000 décès. Selon les autorités sanitaires, si le taux d'immunisation des personnes à risques atteignait les 63%, 2.500 morts pourraient être évitées.

Sur les 13.000 décès recensés l'an dernier, 85% étaient des personnes de plus de 75 ans. Par ailleurs, près de 75.000 personnes sont passées aux urgences à cause du virus. Et parmi les 3.000 cas graves admis en réanimation, 81% faisaient partie de la population à risque, dont plus des deux-tiers n'étaient pas vaccinés.

Certes, note le quotidien, l'efficacité du sérum est selon les années "modérée et aléatoire". Les performances de celui de l'hiver dernier ont même été jugées médiocres, car le vaccin "ne protégeait pas contre l'un des deux virus majoritairement en circulation (B lignage Yamagata)".

Pour 2018, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé que les vaccins soient "quadrivalents", de sorte à lutter contre deux virus A et deux virus B, dont celui de l'an dernier. Les scientifiques essayant d'évaluer au mieux ceux qui sont susceptibles d'apparaître pendant l'hiver, la composition du sérum est, de fait, modifiée d'une année sur l'autre. Hélas, leurs prédictions sont régulièrement mises en échec par le fait que les virus mutent facilement.

Il n'empêche, le ministère de la Santé recommande aux personnes à risques, et majeures, de retirer dans leur pharmacie le vaccin sur simple présentation du bon de prise en charge à 100% par l'Assurance maladie. Elles pourront se faire inoculer le sérum par un médecin, un infirmier ou une sage-femme. Voire par les pharmaciens d'Auvergne-Rhône-Alpes, des Hauts-de-France, de Nouvelle Aquitaine et d'Occitanie, les quatre régions tests qui habilitent les officines à la vaccination avant une généralisation de ce dispositif prévue en 2019.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)