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Le dossier médical partagé enfin généralisé

Le dossier médical partagé (DMP), promis depuis 2004, devrait être généralisé à l'automne 2018. Avec les mêmes objectifs : améliorer le parcours de soins et réaliser des économies.

Après 14 années de balbutiements, la généralisation du dossier médical partagé (DMP) est enfin annoncée pour l'automne 2018. Après une expérimentation menée dans le Bas-Rhin, les Côtes-d'Armor, le Doubs, le Puy-de-Dôme, la Somme, le Val-de-Marne, la Haute-Garonne, et l'Indre-et-Loire, 1 million de dossiers ont été ouverts. Prochainement, tous les assurés sociaux pourront donc bénéficier de ce dispositif numérique permettant la traçabilité médicale des patients.

Le DMP, explique Le Figaro, a été élaboré selon une "philosophie radicalement différente" des précédentes versions. Jusqu'alors, il était demandé aux médecins de se charger de leur ouverture. Désormais, c'est au patient que cette mission revient, "soit directement en ligne avec sa carte Vitale, soit en passant dans sa caisse primaire d'assurance maladie".

Une manière d'économiser du temps médical. Les pharmaciens pourront également les ouvrir, en contrepartie d'une rémunération de 1 euro par dossier mis en place. Cette même tâche sera confiée aux infirmières pour les personnes en perte d'autonomie.

Une fois ouvert, ce DMP devra être alimenté et régulièrement mis à jour. Pour cela, prévient le quotidien, "l'assurance maladie a annoncé qu'elle injecterait automatiquement dans le dossier deux ans de remboursement de soins (médecins consultés, médicaments achetés, examens réalisés, etc.)". Les établissements de santé, quant à eux, auront la charge d'y transférer les comptes rendus d'hospitalisation. Les médecins seront invités à entreprendre la même démarche à l'issue de leurs consultations.

L'ambition de ce projet a toujours été d'améliorer la qualité des soins et de réaliser des économies. Notamment en évitant la redondance et l'inutilité de certains examens. En 2004, le montant des économies envisageables avait été chiffré à 3,5 milliards d'euros. Depuis, "aucune nouvelle estimation n'a été faite", note Le Figaro. Mais selon un expert de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), "rapportée aux quelque 200 milliards d'euros de dépenses de santé, cette somme correspond peu ou prou à l'économie à réaliser chaque année dans le budget, dans le cadre de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam)".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)