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L’AP-HP fait la guerre aux impayés

Entre 2010 et 2014, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a vu croître de 10% le nombre de séjours de patients résidant à l’étranger, annoncent Les Echos (page 2). Or, selon un récent bilan interne, le cumul de leurs factures impayées depuis une quinzaine d’années s’élève à 118,6 millions d’euros. Dans le détail, écrit le quotidien, l’ardoise la plus élevée est laissée par l’Algérie (32 millions), puis par le Maroc (11 millions) et les Etats-Unis (5,7 millions).

Les principaux responsables de cette situation, poursuit Le Parisien/Au­jour­d’hui (page 6), sont les patients eux-mêmes, mais "surtout les caisses d’assurances étrangères, publiques ou privées, qui n’acquittent pas les factures reçues de France".

Pour remédier à cette situation qui contribue à creuser le déficit de l’AP-HP (49 millions d’euros en 2014 sur le budget principal), certaines règles pourraient très vite changer, écrit le quotidien. Ainsi, alors que la tradition hospitalière française consiste à "soigner sans distinction tout patient qui arrive" et à lui présenter la facture plus tard, dès le mois de septembre les patients résidant à l’étranger devront payer d’avance l’intégralité de leurs frais d’hospitalisation. Des devis types pour les interventions les plus demandées seront même disponibles dans certains pôles médicaux.

Dès le mois de septembre, les patients résidant à l’étranger devront payer d’avance l’intégralité de leurs frais d’hospitalisation.

Les spécialités les plus attractives sont en l’occurrence la pédiatrie, puis l’oncologie, la cardiologie, la pneumologie et la chirurgie digestive. Quant aux établissements les plus plébiscités, la Pitié-Salpêtrière vient en tête avec 2.056 séjours, suivi de l’hôpital européen Georges-Pompidou avec 1 806 séjours.

Ce nouveau tour de vis interviendra après celui de 2012, rappelle Le Parisien/Aujourd’hui, quand l’AP-HP avait décidé de surfacturer de 30% les soins programmés auprès des non-résidents, "ce qui lui a rapporté l’an dernier 10 millions d’euros de recettes supplémentaires. Quant aux impayés du passé, ils risquent fort, eux, de finir dans la rubrique pertes et profits des Hôpitaux de Paris".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)