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Lancement du plan Ma Santé 2022

Doté d'un crédit de 3,4 milliards d'euros, le plan Ma Santé 2022 est officiellement lancé ce lundi 19 novembre 2018. Une loi est prévue au printemps 2019.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lance officiellement ce 19 novembre 2018, le plan "Ma Santé 2022", dévoilé il y a deux mois par le président de la République. Ce programme se compose de 60 projets répartis en 9 chantiers, explique Le Figaro, dont 5 dossiers sont particulièrement prioritaires.

Financé par un crédit de 3,4 milliards d'euros, ce plan vise notamment à "désengorger les hôpitaux à bout de souffle". Pour cela, de nouveaux modes de financement sont annoncés, "avec la création de tarification au forfait ou au parcours de soins". Dans un premier temps, cette tarification entrera en vigueur dès 2019 pour le diabète et l'insuffisance rénale, et obligera les "hôpitaux et professionnels de santé libéraux à se coordonner et à partager une rémunération forfaitaire". D'autres pathologies leur emboîteront le pas.

Ma Santé 2022 vise par ailleurs à "améliorer l'accès aux soins sur l'ensemble du territoire", particulièrement dans les zones sous-médicalisées où 400 médecins généralistes salariés seront déployés. Il prévoit en outre de créer 4.000 postes d'assistants médicaux pour faciliter la tâche administrative des médecins et réaliser certains actes simples.

Autre ambition du projet, annonce Le Figaro : financer la création de 1.000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), lesquelles seront chargées d'assurer en réseau les urgences de ville. Dans un entretien, Agnès Buzyn indique que "l'objectif des CPTS est de rendre les médecins responsables de la population d'un territoire". Chacun d'entre eux "regroupera tous les professionnels d'un bassin de vie qui s'engagent à apporter des services pour leur territoire et leur population".

Le plan ambitionne également d'"adapter le système de santé au vieillissement de la population et aux maladies chroniques". La suppression du numerus clausus dans les facultés de médecine d'ici à la rentrée 2020 est par ailleurs au programme.

Globalement bien accueilli par les professionnels de santé, ce plan soulève néanmoins quelques interrogations quant à la répartition des 3,4 milliards d'euros. A priori, croit savoir le quotidien, l'exécutif accordera près de 1,6 milliard d'euros à la structuration des soins dans les territoires, 920 millions à l'investissement hospitalier, 500 millions au numérique et 420 millions à l'évolution des métiers et des formations. Pour sa mise en œuvre, "une loi, «courte et ramassée», promet-on avenue de Ségur, est prévue au printemps 2019", annonce le quotidien.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)