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Lancement de Priorité santé mutualiste en Bretagne

Comment en finir avec une qualité et un accès aux soins souvent inégalitaires, disparates et parfois dégradés, interroge le quotidien régional Ouest-France. "Faute de se faire entendre des pouvoirs publics", la Mutualité française a décidé de "prêcher l’exemple", déclare Jean-Pierre Davant dans ce quotidien. Le président de la Mutualité française lance officiellement aujourd’hui Priorité santé mutualiste en Bretagne. A cette occasion, Ouest-France se livre à une "explication de texte" du nouveau dispositif.

Qui est concerné ? "Aujourd’hui, en Bretagne, tous les bénéficiaires d’une mutuelle adhérente à la Mutualité française, soit 2 Bretons sur 3. Puis, progressivement, d’ici à la fin 2009, les 38 millions de Français couverts par la Mutualité", déclare son président.

Quelles maladies ? "Pour l’heure, trois pathologies lourdes sont privilégiées : les cancers, les maladies cardio-vasculaires et les addictions (tabac, alcool)", indique Jean-Pierre Davant, et "à partir du mois de décembre, la dépendance sera aussi traitée, puis les maladies de l’œil et, un peu plus tard, deux ou trois autres affections, comme le diabète et l’asthme".

Quels services ? Avec ses partenaires (Haute Autorité de santé, Institut national du cancer...), la Mutualité française a élaboré "une base de données des établissements et des services qui garantissent une qualité des soins avérés, au regard des critères reconnus internationalement". Cette base alimente un centre de contact téléphonique qui oriente les adhérents vers des services de qualité. Dans un deuxième temps, la Mutualité "fera aussi la promotion des établissements qui ont une politique tarifaire raisonnable, ce qui exclut les dépassements démesurés, sans fondement". Enfin, des conférences sur le dépistage du cancer du sein ou sur l’obésité auront lieu, à partir de cet automne, dans une dizaine de villes bretonnes.

Comment ça marche ? "C’est simple comme un coup de fil pour l’info ou l’orientation", lance Jean-Pierre Davant. La personne souffrant d’une des trois pathologies concernées peut téléphoner à sa mutuelle, de 9 heures à 19 heures, les jours ouvrés. Celle-ci lui indiquera trois services qui garantissent, dans son cas précis, des soins de qualité dans sa proximité géographique. "Au patient d’en parler ensuite avec son médecin traitant. Il est au courant, la Mutualité lui a écrit", rappelle Ouest-France.

Le bilan 2007 de la MGEN

"N’en déplaise à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, toutes les complémentaires santé ne dégagent pas de marges insolentes", relèvent Les Echos (page 33). Ce journal économique s’appuie sur les résultats 2007 de la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN), présentés hier. "La première mutuelle santé individuelle française a dégagé l’an dernier un résultat net de 26,4 millions d’euros, en baisse de 22% par rapport à 2006", note ce quotidien. Ce résultat obtenu "grâce aux produits financiers (75 millions) et aux bénéfices perçus sur les contrats collectifs CNP (121,9 millions) ne représente que 2% du 1,26 milliard d’euros de cotisations acquises". Comme l’explique le président de la MGEN, Jean-Michel Laxalt, "les cotisations sont redistribuées à hauteur de 98%". Les Echos soulignent également que cette mutuelle "supporte des coûts plus lourds, notamment au titre de la gestion du régime obligatoire et de la réorganisation de ses centres de services, tandis que ses recettes tendent à diminuer".

L’autre actualité de la MGEN est son rapprochement avec la Mutuelle nationale territoriale (MNT) et la Mutuelle nationale des hospitaliers et des professionnels de la santé et du social (MNH). "Sans structure juridique, elle se limite – pour l’instant – à une “concertation“ dans trois domaines : la prévention, l’offre de contrats et de prestations et enfin la préparation aux nouvelles normes de solvabilité", explique La Tribune (page 20). Ce rapprochement permet aussi d’aborder "solidairement" la procédure de référencement pour la gestion de la couverture complémentaire des fonctionnaires.

Sida : 25 ans après

Le 20 mai 1983, la revue américaine Science publiait un article de douze chercheurs français. Ils avaient réussi à identifier le "virus de l’immunodéficience humaine" (VIH), rappelle Le Monde (page 18). Vingt-cinq ans après cet événement, les Prs Luc Montagnier et Robert Gallo, à l’origine de la découverte et de l’identification du virus, ont déploré la lenteur des progrès face à cette épidémie, lors de l’ouverture d’un colloque à l’Institut Pasteur, rapporte Le Figaro (page 11). Cet anniversaire n’est "pas une célébration", mais "une commémoration", car "le virus est toujours là", a déploré le Pr Luc Montagnier. "J’aurais souhaité fêter avec vous la fin du sida, plutôt que le 25e anniversaire de la découverte du virus", a-t-il déclaré. Participant également à ce colloque, la ministre de la Santé a regretté qu’"aujourd’hui, à l’heure où l’épidémie a fauché 25 millions de vies, le discours stigmatisant existe encore", note Le Figaro. Roselyne Bachelot a néanmoins estimé que le drame du sida avait joué "un rôle catalyseur", permettant aux associations de participer aux débats sur la santé et donc à l’avènement de la "démocratie sanitaire".

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)