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Contraception : la pilule au masculin se précise

Une équipe de chercheurs américains vient de mettre au point une pilule contraceptive masculine. Sa commercialisation se profile à l'horizon, mais ce n'est pas la première fois qu'est faite une telle annonce.

Son nom est complexe : la diméthandrolone undécanoate (DMAU). Néanmoins, les hommes devraient-ils commencer à le retenir, car cette molécule sera peut-être demain leur propre mode de contraception. En effet, indique Le Parisien, les derniers tests menés aux Etats-Unis sur la "pilule masculine" sont "très probants". D'où l'éventualité de la voir prochainement arriver dans nos pharmacies.

Certes, admet le quotidien, l'existence d'un mode contraceptif spécifique aux hommes est une "arlésienne". Mais cette fois, reconnaît Stéphanie Page, l'un des professeurs de médecine de l'université de Washington ayant mené l'essai clinique, les résultats sont "prometteurs" et "sans précédents".

Selon le quotidien, "cent hommes, de 18 à 50 ans, ont testé cette molécule combinant une hormone mâle et un progestatif. Au bout de vingt-huit jours, avec le plus élevé des trois dosages, les analyses de sang ont révélé que les participants n'étaient plus en mesure de procréer".

Avant d'élaborer cette pilule, bien d'autres voies ont été explorées dans le passé, rappelle Le Parisien. Entre autres, le "Réversible inhibition of sperm under guidance" (Risug). Ou encore le Vasalgel, un procédé revenant à injecter un gel contraceptif dans l'urètre, opération à renouveler tous les dix ans. Or, jamais ces solutions n'ont dépassé avec succès la dernière phase des essais cliniques.

D'après Stéphanie Page, le lent développement de la pilule masculine s'explique par deux raisons : d'une part, "la toxicité des formes orales de testostérones, qui peuvent causer une inflammation du foie" et, d'autre part, leur trop rapide élimination par le corps, ce qui nécessite deux prises quotidiennes.

De par la présence de l'undécanoate dans sa composition, lequel est un acide gras, la DMAU ralentit cette élimination. Toutefois, la pilule doit être prise pendant les repas pour une meilleure efficacité. Au niveau des effets secondaires, seules une légère prise de poids, une baisse de la libido ainsi qu'une diminution du HDL (le "bon cholestérol) ont été constatées chez les participants soumis aux tests.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)