La France après les attentats : agir en faveur du vivre ensemble

Le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, et le président de la Fondation pour la nature et l'homme, Nicolas Hulot, figurent parmi les personnalités signataires d'un appel pour "faire vivre les places de la république", paru hier dans Le Journal du dimanche (page 25).

"En ce début d'année, notre pays affronte une conjonction inédite de crises et de menaces. Il nous faut vivre avec la menace terroriste, qui cible nos valeurs et nos modes de vie. La crise économique et sociale continue à fragiliser des personnes et des territoires, désavouant les promesses du pacte républicain. La crise environnementale traduit les limites de notre modèle de développement", constatent les signataires.

Polarisation du marché du travail, inégalités, discriminations… Comment notre société, qui attache tant d'importance à l'égalité, a-t-elle pu se fracturer en de si multiples endroits ?

"Polarisation du marché du travail, inégalités, discriminations… Comment notre société, qui attache tant d'importance à l'égalité, a-t-elle pu se fracturer en de si multiples endroits ?", interrogent-ils, avant d'avancer quelques explications : "Peut-être parce que nos institutions ne parviennent plus à émanciper les individus tout en créant du sens commun. Sans doute aussi parce que, confrontés aux transitions écologiques et numérique, les citoyens se heurtent à un manque d'explication et d'accompagnement."

"Que faire ? Nous résoudre au déclin ? Concentrer toutes nos attentes sur un homme providentiel ?" Les signataires s'y refusent, mais préfèrent "regarder ce qui donne espoir", comme ces hommes et ces femmes qui "inventent de nouvelles façons de produire, de consommer, d'apprendre, de faire société". Comment ? "En se rassemblant, en s'engageant dans une association, une mutuelle, un syndicat…"

C'est de dialogue, dont nous avons besoin pour construire une société plus juste et plus solidaire, où personne n'est laissé au bord du chemin.

"C'est de dialogue, dont nous avons besoin" pour "construire une société plus juste et plus solidaire, où personne n'est laissé au bord du chemin", poursuit le texte. Entre l'Etat et les individus, "il existe un espace pour reconstruire la confiance et la coopération à travers l'action collective. C'est cet espace que nous entendons investir, en tant que corps intermédiaires et organisations de la société civile. C'est la raison pour laquelle nous prenons l'initiative de nous rassembler, afin de travailler ensemble et de démultiplier nos actions en faveur du vivre ensemble", conclut le texte.

 

A lire aussi – Pause-sport à la MGEN

Après la pause-café, c'est au tour de la pause-sport de s'imposer dans les entreprises. Au siège parisien de la MGEN, les salariés peuvent profiter gratuitement d'une salle de sport, en dehors de leurs heures de travail, rapporte La Croix (page 16). "On commence par passer un test qui évalue nos capacités. Puis on se fixe un objectif et le coach nous prépare un programme individuel sur plusieurs mois pour y parvenir", explique Brigitte, qui fréquente la salle depuis un an. L'objectif va d'une simple remise en forme jusqu'à la préparation d'un marathon.

"La salle nous permet de rencontrer nos collègues de services différents, qu'on croise depuis des années sans jamais vraiment échanger", témoigne Sylvie. Faire du sport sur son lieu de travail permet aussi de gagner du temps. "Je suis sportive, mais parfois quand je rentre chez moi, je n'ai pas la motivation de ressortir", confie-t-elle.

Le choix des heures de sport permet aussi d'attaquer le travail différemment. "J'y vais le lundi matin pour commencer doucement la semaine, ça permet de faire un sas avec le week-end", indique Sandrine. Benoît s'y rend, lui, plutôt le midi, "pour faire une coupure dynamique dans la journée et attaquer l'après-midi plus en forme".

En bref

Social

  • "Que reste-t-il du mutualisme ?" "La crise financière de 2008 a eu au moins cet effet bénéfique d'avoir remis en avant les valeurs qui fondent le mutualisme", estime Jean-Louis Bancel, président du Crédit coopératif, dans un dossier consacré aux banques mutualistes. La Croix page 15.
  • "Chômage : la dégressivité n'est plus la tasse de thé du Medef." Alors que les nouvelles négociations à l'Unedic s'ouvrent le 22 février, le patronat ne souhaite plus faire de la dégressivité des allocations chômage son cheval de bataille. Le Parisien/ Aujourd'hui page 9.
  • "Le revenu de base, universel débat." Cette question encore taboue est mise en avant par nombre de sociologues et d'économistes et quelques hommes politiques. L'Express n° 3371, page 76 à 79.

Santé

  • "Chirurgie : la check-list peine à s'imposer en France." Obligatoire depuis cinq ans, la check-list n'est systématiquement pratiquée que dans 59% des établissements hospitaliers. Le Figaro santé page 9.
  • "Cardiologie : On peut vraiment avoir "le cœur brisé"." Les médecins s'intéressent de plus en plus au syndrome du "cœur brisé", une vraie maladie cardiaque provoquée par le stress. Le Parisien/Aujourd'hui page 11.
  • "Sanofi Pasteur cherche un vaccin contre Zika." Le laboratoire français espère débuter des essais cliniques à grande échelle pour un vaccin, d'ici au moins dix-huit mois. Le Parisien/Aujourd'hui page 10.
  • "Les deux mystères Zika." Les chercheurs du monde entier tentent de percer l'énigme de ce virus émergent. Le Journal du Dimanche page 20.

Economie

  • "La Maif a conforté son assise en 2015." "Il faut remonter à une dizaine d'années en arrière pour trouver une "telle croissance", estime Dominique Mahé, président de la Maif. Les Echos page 30.
  • "Michel Cymès et Christophe Brun, fondateurs de l'appli Betterise." "Nous avons répondu à un besoin du marché, notamment des assurances et des mutuelles, qui ont besoin d'élargir leur palette de services et peuvent être tentées de proposer des services d'accompagnement digitaux", expliquent les initiateurs de cette appli santé. Les Echos page 35.
John Sutton

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