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La bonne santé de l’automédication

L'automédication se porte bien. Selon une étude l'IMS, développée dans Les Echos (page 17), les ventes de médicaments délivrés sans ordonnance ont enregistré une progression de 8,8% en 2006 pour atteindre un chiffre d'affaire de 1,8 milliard d'euros. "Ce retour en grâce s'explique d'abord par les déremboursements de médicaments intervenu l'an dernier", estime ce quotidien. Comme le rappelle ce journal, plus de 300 médicaments ont été déremboursés pour service médical rendu insuffisant, "mais les patients les plus fidèles ont continuer a en acheter". Ensuite, ce marché à été dynamisé "par les patchs, gomme et autres produits de sevrage tabagique", analysent Les Echos.

Comme le signale Le Figaro (page 27), en 2006, 3 médicaments achetés en automédication étaient destinés aux traitements de rhume ou de grippe, 1 sur 2 était acheté pour lutter contre la diarrhée, 1 sur 3 contre la toux et 1 sur 4 étaient des produits d'antalgie.

Cette évolution ne doit toutefois pas faire oublier "que la France est encore loin derrière les autres pays d'Europe", soulignent Les Echos. Ainsi, un Français dépense moins de 27 euros par an, contre 44 euros pour un Britannique et 61 euros pour un Allemand.

Avant l'automédication, l'autodiagnostique ? C'est peut être ce que cherchent les internautes de plus en plus nombreux a se connecter sur les sites santé, comme le montrent les premiers résultats d'une enquête de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), révélés dans Le Parisien/Aujourd'hui (2-3). Leader sur ce marche, Doctissimo.fr " attire 130.000 habitués qui discutent sur les forums". Mais gare, préviennent les spécialistes ! "La quantité d'information disponible sur Internet ne préjuge pas de sa qualité", indique un médecin généraliste. Comme l'indique Le Parisien/Aujourd'hui, la Haute Autorité de santé évalue actuellement la fiabilité de ces multiples sites.

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Le renforcement des contrôles sur les arrêts de travail porte ses fruits. Comme le souligne Le Figaro (page 4) dans son cahier Entreprises et Emploi, "En 2005, le montant des indemnités journalières a ainsi baissé de 1,6%". Au total, 7,3 milliards ont été déboursés pour 246 millions de journées, ce qui représente une diminution de 4,1%.

Comme le rappelle ce quotidien, la Caisse nationale d'assurance maladie a engagé cette politique de contrôle "après avoir vu bondir le nombre de journées d'arrêts maladie de 31% entre 1998 et 2003". Deux types de mesures ont été déployés : un renforcement des contrôles sur les arrêts de travail de courte durée et une vérification systématique des arrêts longue durée. Ainsi, rapporte Le Figaro, "les premiers ont révélé 15% d'arrêts médicalement injustifiés, les seconds ont débouché sur le refus de poursuivre 17,5% des arrêts".

Pour l'économiste Philippe Askenazy, les arrêts maladie traduisent souvent une dégradation du climat social interne à une entreprise. Pour lui, l'absentéisme est la conséquence des "pressions exercées sur les salariés pour qu'ils soient plus productifs" ou d'une intensification du travail. La maladie peut par conséquent être effective ou "l'arrêt maladie peut être utilisé par le salarié comme une soupape de sécurité".

A lire aussi – Précisions sur les projets présidentiels

L'estimation des coûts des projets présidentiels fait toujours débat. Selon Les Echos (page 2), le projet socialiste représente environ 35 milliards d'euros. Dans le détail, 1,4 milliard serait destiné à l'allocation de rentrée scolaire, 300 millions seraient consacrés à l'aide aux personnes en situation de handicap et 350 millions pour le logement. En revanche, le coût de la mesure concernant la sécurité sociale professionnelle ou la revalorisation des petites retraites n'est pas encore chiffré.

Côté UMP, un nouveau chiffrage a été effectué, comme l'indique La Tribune (page 24). A titre d'exemple, la création d'une cinquième branche de protection sociale pour la dépendance reviendrait à 3,5 milliards d'euros et la politique du logement nécessiterait 2,5 milliards d'euros.