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L’interdiction de fumer déjà respectée

"Les fumeurs plutôt disciplinés dès le premier jour", constate Le Figaro, pour qui le nouvel an "fut une journée sans tabac, ou presque" (page 9). Hier, au premier jour de l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer dans les bars, cafés, restaurants et discothèques, plus de la moitié des établissements se seraient pliés à la nouvelle réglementation. Pourtant, le ministère de la Santé avait, de fait, accordé un sursis de 24 heures aux fumeurs, en précisant qu’il n’y aurait "pas de contrôle le 1er janvier". "J’avais une petite appréhension. Et bien, au final, les clients réagissent super bien. Je n’ai pas un seul mécontent", témoigne Frédéric, patron d’un café littéraire du quartier de Saint-Germain-des-Prés, dans Le Parisien/Aujourd’hui (page 13).

Ce quotidien rappelle que les fumeurs récalcitrants risquent une amende de 68 euros. De leur côté, les responsables d’établissements encourent 135 euros d’amende en cas de défaut d’affichage de la réglementation ou de mise en place d’un emplacement fumeur non conforme. Ils peuvent être contraints de payer 750 euros s’ils ont laissé des cendriers sur les tables. Il reviendra aux médecins inspecteurs de la santé publique, aux ingénieurs du génie sanitaire, aux inspecteurs de l’action sanitaire et sociale, aux inspecteurs et contrôleurs du travail, aux fonctionnaires du contrôle assimilés de faire respecter la loi, selon le ministère de l’Intérieur.

Le bannissement de la cigarette dans les cafés-restaurants s’accompagne de nombreuses initiatives pour inciter les fumeurs à arrêter. Le quotidien Les Echos (page 8) cite l’opération "Tabac : j’arrête, j’y gagne", de la Mutuelle générale, menée en partenariat avec l’Office français de prévention du tabagisme. "Il ne suffit pas de rembourser les substituts à ceux qui arrêtent de fumer, il faut aussi leur proposer un accompagnement", estime Xavier Toulon, directeur de l’offre à la Mutuelle générale. Cette action de prévention s’adresse non seulement aux adhérents de cette mutuelle, "mais aussi, durant un mois, à tous les Français".

Patchs, gommes, inhalateurs ou médicaments : Le Monde (page 19) compare les différents traitements anti-tabac et interroge les spécialistes sur leur efficacité. Les plus accessibles sont les substituts nicotiniques, en vente libre. Parmi les psychotropes les plus prescrits, le Champix® (varénicline) de Pfizer a largement détrôné le Zyban® (bupropion) de GlaxoSmithKline. "Les avantages du Champix® résident dans son efficacité et son utilisation pratique. Ses inconvénients portent sur les effets indésirables" explique la Dre Anne Borgne, tabacologue à l’hôpital Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis). Le Champix® est sous haute surveillance, rappelle Le Monde. Il est soupçonné par l’Afssaps de provoquer des idées suicidaires, qui peuvent aller jusqu’au passage à l’acte. Reste un obstacle majeur à tous ces traitements anti-tabac : ils ne sont pas remboursés et leurs prix sont libres. En revanche, ils donnent droit, sous prescription médicale, à un remboursement forfaitaire de 50 euros par an par la "Sécu".

A lire aussi dans la presse - Retraites : 41,5 ans de cotisation en 2020 ?

Dans son rapport sur les retraites, transmis hier au Parlement et aux partenaires sociaux, le gouvernement reprend à son compte la plupart des conclusions du Conseil d’orientation des retraites, souligne La Tribune (page 21). Le Cor préconise un allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein à 41 ans en 2012 et à 41,5 ans en 2020, au lieu de 40 ans aujourd’hui. Le gouvernement s’appuiera sur les pistes dégagées par le Conseil pour conduire la négociation sur les retraites prévue en 2008. "C’est une provocation de préempter le débat qui aura lieu sur le dossier retraite", a vivement réagi Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, cité par le quotidien Les Echos (page 3).

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)