croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

L’AP-HP se met au télépaiement

Les patients parisiens pourront désormais s'acquitter du montant de leur séjour hospitalier avant leur sortie ou par Internet à partir de mars 2015, annoncent Les Echos (page 4). Des innovations rendues possibles grâce au renforcement du partenariat entre l'As­sistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la Direction générale des finances publiques (DGFiP). "L'AP-HP va pouvoir s'appuyer sur le service d'information partagé avec son comptable, la DGFip, afin de numériser toute sa chaîne de facturation et de recouvrement", précise le quotidien économique. Celle-ci totalise 5 millions de factures par an, émises en direction de 2 millions de malades, de l'assurance maladie et des complémentaires santé. Les hôpitaux parisiens espèrent ainsi récupérer plusieurs millions d'euros.

"L'AP-HP annule chaque année entre 38 (en 2012) et 48 (en 2013) millions d'euros de créances non acquittées, souvent liées à l'insolvabilité des patients suivis", explique un porte-parole des hôpitaux publics, cité dans Les Echos. Le déploiement du paiement via Internet va coûter environ 100.000 euros. Quant à l'encaissement au comptant, il nécessite surtout des réorganisations internes.

L'avantage pour l'usager, c'est qu'il connaîtra désormais immédiatement son reste à charge. Autres projets : "L'AP-HP est en train de préparer l'optimisation du moteur de facturation pour permettre à l'avenir de nouvelles simplifications de procédure et de nouveaux services rendus aux patients, tels que la pré-admission en ligne et la mise en oeuvre de la facturation directe à l'assurance maladie."

A lire aussi – La Mutualité : un acteur politique

"La Mutualité se pose aujourd'hui comme acteur politique et pas dans un rôle assurantiel auquel certains voudraient nous cantonner", a indiqué Thierry Beaudet, président de la Mu­tuelle générale de l'Education nationale (MGEN), lors d'un colloque organisé le 1er décembre par ce groupement et le journal L'Humanité (page 9).

"Un enfant sur cinq naît dans une famille pauvre. Quelles mesures pouvons-nous prendre pour eux en termes de prévention et d'accompagnement ?", s'est interrogée Léonora Tréhel, présidente de la Mutuelle familiale. "La protection sociale n'étant plus en capacité d'assurer la santé de tous, les mutuelles ont la responsabilité d'agir et d'innover", a-t-elle affirmé.

"Dans les sociétés mutualistes, on n'attend pas la loi pour tenter l'expérimentation créatrice", a rappelé pour sa part Patrick Viveret, économiste et philosophe. C'est le cas, comme l'a souligné Thierry Beaudet, quand la MGEN a décidé de prendre en charge l'IVG, huit ans avant l'assurance maladie.