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Journée mondiale de l’asthme : nouveau souffle pour les traitements

D'ici à quelques années, les près de 90.000 personnes souffrant d'asthme sévère pourraient bénéficier de nouveaux traitements, annoncent Les Echos (page 20), à l'occasion de la Journée mondiale consacrée à cette pathologie. Une bonne nouvelle pour 3 à 5% de ces patients, car cette maladie reste encore mal contrôlée, "malgré le recours aux corticoïdes à haute dose et à leur unique alternative, le Xolair® de Novartis".

En 2015 et 2017, deux nouvelles molécules devraient arriver sur le marché. Leur mécanisme d'action, précisent Les Echos, "cible les protéines à l'origine de l'inflammation des voies respiratoires (les interleukines 5 et 13 dites IL5 et IL13) alors que le Xolair® s'attaque lui à sa composante allergique, en ciblant un type d'anticorps, les IgE".

Le laboratoire britannique GSK visera particulièrement les interleukines 5 dès 2015, pour des ventes annuelles pouvant dépasser les 2 milliards de dollars vers 2022. La molécule du laboratoire Roche se consacrera de son côté aux interleukines 13 à partir de 2017, pour un chiffre d'affaires estimé à 1,5 milliard vers 2022. D'autres laboratoires tels que Sanofi et AstraZeneca sont également sur les rangs de ce marché. Selon une étude réalisée par la Deutsche Bank, si tous ces produits sont commercialisés, "on devrait aboutir à un marché de 7,54 milliards de dollars en 2022 pour l'asthme sévère contre 1,5 milliard actuellement".

 

La fronde des banques et assureurs mutualistes

L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) vient de s'attirer la colère des banques et des assureurs mutualistes. En cause : une décision du 29 janvier de ce "gendarme bancaire" indiquant que "dorénavant, les présidents non exécutifs des banques et des assureurs ne pourront plus être considérés comme des dirigeants effectifs", rapporte le cahier Eco & entreprise du Monde (page 3).

Selon le Code monétaire et financier, rappelle le journal, le pilotage des banques et des compagnies d'assurances doit reposer sur les épaules d'au moins deux dirigeants, enregistrés par le superviseur comme "dirigeants responsables" ou "effectifs". Et jusque-là, explique le quotidien économique, le président non exécutif pouvait figurer parmi ses "quatre yeux".

Or, depuis une nouvelle directive européenne baptisée CRD4, une distinction doit être faite entre la fonction de surveillance et celle de direction. "Le président non exécutif doit se concentrer sur son rôle de surveillance qui en sort d'ailleurs renforcé", observe l'ACPR. Pour les groupes mutualistes, remarque le quotidien, la principale crainte liée à cette décision est que "le subtil équilibre des pouvoirs, propre à leurs organisations" soit fragilisé.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)