croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Journée mondiale contre le cancer : généraliser l’accès aux thérapies ciblées

Que ce soit par le biais des thérapies ciblées ou par celui de l'hypnose, la plupart des quotidiens abordent aujourd'hui le thème du cancer à l'occasion de la Journée internationale consacrée à la maladie. Ainsi, Le Pari­sien/Aujourd'hui (page 8) comme Le Monde (page 2 du cahier Science et médecine) évoquent le cas de Bernard Desforges, un non-fumeur de 49 ans à qui l'on a diagnostiqué la présence d'une tumeur cancéreuse au poumon, tumeur pas plus grosse qu'un grain de riz mais avec métastases.

"J'ai choisi de consacrer mon énergie, mon temps et mon argent à me soigner de mon cancer", explique au Pari­sien/Aujourd'hui ce Français qui vit à Londres. Après l'annonce de sa maladie il y a 18 mois, il s'est mis à "creuser le sujet", "à lire des publications scientifiques, à échanger avec des patients dans le monde entier", poursuit Le Monde, pour finalement orienter lui-même son protocole de soins : une combinaison de thérapies ciblées et d'immunothérapie.

Grâce à sa détermination et aux traitements internationaux qu'il a sollicités, ses chances de survie ont augmenté. Aujourd'hui, confie-t-il, les analyses montrent encore quelques marqueurs de tumeur dans son sang, mais plus aucune trace de cancer n'est identifiée au scanner.

Aux côtés de la Fondation Arc pour la recherche sur le cancer, Bernard Desforges milite désormais pour généraliser l'accès aux thérapies ciblées. Pour la directrice générale de la Fondation, "il faut aller plus vite et passer d'une médecine d'exception à une médecine pour tous ; en généralisant ces approches, on doit pouvoir gagner 40.000 vies de plus par an". En d'autres termes, souligne Le Monde, "guérir deux cancers sur trois dans moins de dix ans".

Si l'augmentation des chances de survie, voire de guérison, est naturellement une bonne nouvelle, il faut également tenir compte que le cancer, rappelle La Croix (pages 2 à 3), "c'est comme un boomerang qui vous revient en pleine figure cinq ou dix ans après".

Malgré une rémission, indique une ancienne malade, "on a l'impression que la maladie va vous coller à la peau durant toute la vie". La démonstration est particulièrement significative lorsque les anciens malades tentent d'obtenir un prêt bancaire, qui leur est d'ailleurs régulièrement refusé.

Il y a un an, rappelle le quotidien, à l'occasion de la présentation du 3e plan cancer, François Hollande avait affirmé sa volonté de favoriser le maintien ou le retour à l'emploi des malades, tout comme il avait annoncé vouloir instaurer un "droit à l'oubli". Ce dernier, avait alors précisé le chef de l’Etat, "s'appliquera à tous ceux qui, enfants ou adolescents, ont vaincu le cancer, ainsi qu'à tous les autres malades dont les données de la science nous disent qu'ils sont définitivement guéris".

Assureurs, associations, médecins et gouvernement en sont toujours au stade des discussions pour mettre en place cette mesure, écrit La Croix. "Si fin 2015, la négociation n'a pas permis d'arriver à un accord, le gouvernement légiférera pour instaurer ce droit à l'oubli.

A lire aussi – La CGT renouvelle sa direction

Avec 93,4% des voix, Philippe Martinez a été élu hier secrétaire général de la CGT par le comité confédéral national (CCN). Ainsi, notent Les Echos (page 3), le CCN "a voulu marquer sa volonté de tourner la page" de la période Thierry Lepaon, contraint de démissionner de son poste après les révélations sur son rythme de vie.

"Si le score n'a rien d'un marqueur, s'inquiète Le Figaro (page 19), la composition du bureau choisi par Philippe Martinez peut, elle, se lire comme un retour vers une politique traditionnelle, plus dure, tendance lutte des classes." En effet, aucun "réformiste" ne figure dans son équipe de 10 membres, et, hormis lui-même, "qui a commencé chez Renault et y a été délégué syndical central, une seule personne a l'expérience d'une entreprise privée…"

"C'est donc une page qui se tourne, ajoute Le Parisien/Aujourd'hui (page 6). La paix retrouvée devrait permettre au syndicat de redevenir audible sur le devant de la scène sociale alors que les sujets sont nombreux : loi Macron, négociations sur les complémentaires retraite ou percée du FN dans les rangs syndicaux…" Philippe Martinez, termine le quotidien, "a promis une CGT offensive, un positionnement qui, dans le contexte actuel, est plutôt rassembleur en interne".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)