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Interdiction de fumer dans les cafés, tabacs et restaurants : 24 heures de sursis

"L’interdiction totale de fumer dans les cafés, tabacs, hôtels, casinos ou discothèques s’appliquera le 2 janvier, et non le 1er, en raison d’une différence d’interprétation entre l’Etat et les professionnels", annonce Le Figaro (page 9).

L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), un syndicat qui fédère 80.000 établissements, vient en effet de prolonger d’un jour le délai fixé par le ministère de la Santé au 1er janvier, explique de son côté Le Parisien/Aujourd’hui (page 10). Un sursis que se sont octroyé les professionnels pour ne pas ternir la fête du nouvel an.

La France va se mettre "au diapason d’autres pays industrialisés" pour devenir non-fumeuse en 2008, se félicitent pour leur part Les Echos (page 4). L’interdiction de fumer est d’abord entrée en vigueur il y a onze mois sur les lieux de travail, "sans difficulté majeure" pour les entreprises et les salariés, rappelle ce quotidien. Depuis février, 50 procès-verbaux "généralement pour infractions mineures" ont été dressés par les services de l’Inspection du travail dans plus de 4.000 entreprises. Deux amendes seulement ont été délivrées.

Il faut dire que les salariés fumeurs ont plutôt été sensibilisés par les nombreuses campagnes de communication. Mais cette fois, il semble que le dispositif de répression soit l’élément de dissuasion le plus efficace. Fumer au comptoir ou à la table d’un restaurant risque en effet de coûter 68 euros d’amende au contrevenant. Un montant qui pourra atteindre 450 euros si les délais de paiement sont dépassés. Le restaurateur, de son côté, peut encourir une amende de 135 euros (jusqu’à 750 euros en cas de retard de paiement).

D’après La Tribune (page 21), le ministère de l’Intérieur a adressé une directive donnant la liste des "agents spécifiquement compétents pour constater les infractions". Les médecins inspecteurs de santé publique, les ingénieurs du génie sanitaire, les inspecteurs de l’action sanitaire et sociale, ou bien encore les inspecteurs et contrôleurs du travail auront à charge de faire respecter cette loi. Evidemment, policiers et gendarmes seront également mobilisés "avec la rigueur nécessaire, mais aussi avec le souci permanent de l’information, de la prévention et du discernement", cite encore la note du ministère de l’Intérieur.

De leur côté, les bars, cafés et restaurants vont peut-être rivaliser d’astuces "pour griller la loi", raconte Libération (pages 8 et 9). Puisque l’interdiction de fumer ne s’applique qu’à l’intérieur, tout va désormais se passer en terrasse. A condition que celle-ci soit "ouverte", c’est-à-dire avec une façade non close ou avec une bâche amovible…

A lire aussi dans la presse - La pilule, 40 ans après

Promulguée le 28 décembre 1967, la loi Neuwirth qui a autorisé la pilule contraceptive fête aujourd’hui son anniversaire. Quarante ans après son adoption, ce mode de contraception "est pleinement entré dans les mœurs", constate Le Monde (page 8).

En 2005, 57% des femmes de 15 à 49 ans ne souhaitant pas être enceintes faisaient encore confiance à la pilule tandis que 25% préféraient le stérilet et 11% les préservatifs, indiquent l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Malgré la diversification de ces modes contraceptifs, l’Institut national d’études démographiques (Ined) vient de rendre compte dans sa revue Population et sociétés, du grand nombre de cas d’avortement encore pratiqués. Parmi les grossesses non désirées, 210.000 se terminent par une IVG, dont 13.400 concernent des jeunes filles mineures, rapporte Libération (pages 4 à 7).

Ce chiffre "désespérément stable depuis 10 ans" est à comparer avec le nombre de naissances : 768?000. "Les couples n’ont toujours pas une maîtrise totale de leur procréation", en conclut Le Figaro (page 10).

A ce jour, indique L’Humanité (page 8), la plupart des Françaises en âge de procréer vivent la pilule comme une contrainte. Parmi les explications avancées : la peur de l’oublier, une relation de rejet à tout ce qui relève du médical, un ras-le-bol de devoir la prendre tous les jours… C’est d’ailleurs pour cela que le Planning familial et l’Association nationale des centres d’interruption de grossesses et de contraception (ANCIC) vont lancer une campagne d’information intitulée "Un droit, mon choix, notre liberté".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)