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Haro ministériel sur le tabac

"Dans cinq ans, le nombre de fumeurs doit avoir chuté de 10 points. Dans dix ans, il devra être passé sous la barre de 20% de la population, comme en Grande-Bretagne, contre 30% aujourd’hui en France. Dans vingt ans, 95% des jeunes devront être non-fumeurs." Tel est le triple but que s’est fixé la ministre de la Santé, Marisol Touraine, en présentant hier son programme de lutte contre le tabac, rapportent Les Echos (page 2),

Pour une fois, écrit Libération (page 13), voilà un plan ambitieux qui "ne mégote pas" sur les mesures. La première d’entre elles concerne l’emballage des cigarettes et notamment l’adoption du paquet neutre, indique Le Monde (page 9) : disparition des logos, réduction de la marque, ce qui permettra d’agrandir les messages sanitaires, et même couleur et typographie pour tous.

La deuxième mesure du plan Touraine, poursuit Le Figaro (page 12), prévoit d’interdire de fumer en voiture en présence d’enfants de moins de 12 ans. "On sait que les enfants qui subissent le tabagisme sont plus souvent hospitalisés que les autres, pour des problèmes liés à l’asthme, mais aussi cardiologiques ou OR, a affirmé la ministre. Or qu’y a-t-il de plus confiné qu’une voiture ?"

Afin de "débanaliser la consommation de cigarettes dans l’univers des enfants", le plan interdit également de fumer dans les aires de jeux qui leur sont réservées, note Le Parisien/Aujourd’hui (page 11). A défaut, un procès-verbal sera dressé.

"Les vapoteurs ne sont pas non plus épargnés, complète Libération. En effet, la cigarette électronique – qui compte environ 2 millions d’adeptes – sera bannie des établissements accueillant des mineurs, des transports en commun et des lieux de travail clos." Sa publicité sera aussi encadrée, puis progressivement "interdite en mai 2016, conformément à la directive européennes sur le tabac de février", poursuivent Les Echos.

En matière de communication justement, la ministre de la Santé a annoncé le lancement deux spots publicitaires, réalisés par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Une "campagne choc sur le modèle de la sécurité routière" qui sera diffusée jusqu’au 22 octobre.

En parallèle, les outils d’aide au sevrage seront mieux remboursés, a-t-elle indiqué. Au lieu des 50 euros actuels, la prise en charge pourra atteindre 150 euros. D’ailleurs, les médecins traitants seront invités à "sensibiliser leurs patients fumeurs aux dangers du tabac et les aider à arrêter. L’arrêt du tabac fera donc partie des objectifs de santé publique, dont le respect conditionne en partie la rémunération des médecins", souligne Le Figaro.

 

Une nouvelle filière pour les professionnels de l’optique

Hier, rapporte Le Monde éco & entreprises (page 5), en réaction à certaines critiques dirigées vers leur secteur, "dix-sept ophtalmologistes, orthoptistes, opticiens et industriels ont annoncé la création d’une filière optique d’excellence se voulant force de proposition".

Pour faire connaître ces propositions, les membres du "Comité filière optique d’excellence" ont donc rédigé un "Livre blanc" d’une vingtaine de pages qui sera remis aux ministères de la Santé et de l’Industrie.

Ils souhaitent notamment "gommer l’une des faiblesses de la filière optique : son éclatement en une myriade d’organisations", poursuivent Les Echos (page 23).

Parmi les propositions avancées par ce comité "prêt à accueillir tout le monde, y compris les nouveaux acteurs Internet", figure ainsi la volonté de sortir de l’auto-certification pour la norme CE, jugée "minimaliste", écrit le quotidien économique.

Se voulant "un interlocuteur qualifié" vis-à-vis des ministères, le comité propose également de "renforcer les contrôles aux frontières de l’Europe afin de lutter contre l’importation de produits de mauvaise qualité, élever le niveau des normes du secteur et conditionner la valeur des remboursements aux différentes spécificités techniques des verres", détaillent Les Echos.

En résumé, observe dans Le Monde, Jean-Philippe Guilbert, directeur général de Morel Lunetterie, l’un des derniers fabricants français de montures "l’idée est de reprendre la main, plutôt que de laisser l’Etat s’en occuper".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)