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Haïti : course contre la montre

Après le séisme de mardi, les Haïtiens s'apprêtaient à affronter une troisième nuit dans le chaos, au milieu des ruines, de la puanteur des cadavres gisant sur les trottoirs ou ensevelis sous les décombres, tandis que l'afflux d'aide internationale se heurte à un casse-tête logistique. Le gouvernement haïtien parle désormais de 40.000 à 50.000 morts.

"Il y a une quantité énorme de blessés graves, qui se trouvent dans les hôpitaux, mais aussi beaucoup qui n'ont pas réussi à se rendre dans des cliniques ou des centres de soins", indique Xavier Castellanos, directeur pour les Amériques de la Fédération internationale de la Croix-Rouge.

Une course contre la montre s'est engagée pour dégager les survivants, installer des hôpitaux de campagne, soigner les blessés, opérer sans électricité ni eau potable, dans des conditions d'hygiène déplorables…, observe Le Parisien/Au­jourd'hui en France (page 6).

Les habitants de Port-au-Prince, rejoints au fur et à mesure par un nombre croissant de sauveteurs étrangers, fouillent les dé­combres, malgré les risques d'effondrement, constate Libération (page 4). Les blessés sont démunis : dans ce pays le plus pauvre des Amériques, seules deux structures de santé sont encore debout.

Selon les équipes de Médecins sans frontières déjà sur place, qui avaient pris en charge hier soir plus d'un millier de patients sous des tentes, la plupart des blessés souffrent de traumatismes crâniens et de fractures. D'autres sont traités pour brûlures, parfois sévères, consécutives à l'explosion de bonbonnes de gaz, pré­cise Le Parisien.

"Les besoins sont énormes et tout reste à faire", souligne, dans La Croix (page 3), Françoise Bouchet-Saulnier, l'une des directrices de MSF. "Mais si tout le monde se déploie en même temps dans Port-au-Prince, cela va devenir le chaos. La ville, par sa configuration géographique fortement encaissée, n'a pas d'espace libre pour absorber de gros déploiements logistiques", explique-t-elle. D'où l'importance de disposer d'une bonne coordination entre les acteurs sur le terrain. Celle de l'aide internationale est aussi cruciale que l'aide elle-même.

La Banque mondiale et le FMI vont apporter chacun 100 millions de dollars. Les Etats-Unis ont prévu une aide immédiate équivalente. Le Canada s'engage à doubler les fonds recueillis auprès de ses citoyens. L'Australie a annoncé 9 millions de dollars, la Commission européenne a débloqué 3 millions d'euros. Enfin, les présidents Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont promis de préparer une conférence internationale pour la reconstruction d'Haïti, souligne Le Figaro (page 6).

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L'ordonnance créant la future Autorité de contrôle prudentiel (ACP) a été examinée hier en Conseil d'Etat et le sera le 20 janvier en Conseil des ministres, annonce le quotidien Les Echos (page 33). "Les décrets d'application sont déjà prêts et les arrêtés de nomination ont été préparés", a précisé Philippe Jurgensen, président de l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam), non sans laisser planer le suspens sur le choix des personnalités qui siègeront à la nouvelle autorité. "Nous estimons que la première séance de la nouvelle autorité devrait se tenir dès la mi-février", a indiqué Philippe Jurgensen, cité dans La Tribune (page 26). C'est à cette occasion que devrait être validé l'organigramme de l'ACP et officialisées les nominations du secrétaire général, de ses adjoints et des directeurs.

Un col­lège plénier de 16 membres et deux sous-collèges sectoriels, l'un pour la banque et l'autre pour l'assurance, constitueront les organes de décision. Parmi les 16 membres, 4 de­vraient être choisis dans le secteur de l'assurance. Présidée par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, l'ACP comptera un vice-président "disposant d'une expérience professionnelle en matière d'assurance". Jean-Philippe Thierry, ancien membre du directoire d'Allianz, a fait connaître sa candidature auprès du gouvernement. "Son profil "d'assureur capitaliste" ne fait pas l'unanimité parmi les mutualistes du Gema ou de la Mutualité Française", selon La Tribune.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)