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Grève

Le gouvernement est confronté aujourd'hui à "sa première épreuve sociale", titre en une Le Monde. Car, "à la demande de l'ensemble de leurs syndicats, les employés des secteurs des transports publics et de l'énergie sont appelés à la grève" pour protéger leur retraite, explique le quotidien.

Ce mouvement de protestation qui risque de paralyser fortement le pays ne semble toutefois pas inquiéter la présidence et le gouvernement qui se veulent "d'une sérénité à toute épreuve", fait observer Le Figaro (pages 6 et 7). D'après Libération (page 14), tout l'exécutif semble en effet déterminé à réformer les régimes spéciaux de retraite de ces catégories professionnelles dont l'activité est définie comme pénible. "Le passage de 37,5 ans à 40 ans de cotisation fait partie des choses qui ne sont pas négociables", déclarait de la sorte, à l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez.

Pour "tout savoir sur les régimes spéciaux", La Croix consacre au sujet les cinq premières pages de son édition. Selon l'éditorialiste du quotidien catholique, Dominique Quinio, "il est juste que tous les salariés (hors des catégories soumises à des travaux réellement pénibles) justifient du même nombre d'années de cotisation." Près de 500.000 actifs vont être concernés par cet alignement qui se fera sur le régime des fonctionnaires.

Pour mettre en place cette réforme, rapporte Libération, le gouvernement a remis aux syndicats un "document d'orientation" fixant les règles du jeu de la négociation entreprise par entreprise, à savoir notamment la SNCF, la RATP, les industries électriques et gazières, l'Opéra de Paris, la Comédie Française ou encore la fédération des clercs de notaires. Ce "cadre" contraignant, indique La Tribune (page 5), a été défini par Xavier Bertrand.

Pour obtenir une retraite complète il faudra donc désormais cotiser 40 ans et non plus 37,5. Un système de décote abaissera la pension de ceux qui partiront avant d'avoir obtenu les annuités nécessaires. Pour déterminer le montant de la pension, le salaire des six derniers mois d'activité servira de référence. Enfin, conclut le quotidien économique, "les dispositifs de bonification (qui permettent de partir plus tôt) seront conservés pour les salariés recrutés avant le 31 décembre 2008".

Pour le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, interrogé par Le Monde (page 8), la négociation avec les entreprises ne se fera pas "tant que le cadre général de la réforme sera celui qui nous a été présenté". Et si le gouvernement persiste, indique-t-il, "nous devrons envisager des suites en préservant l'unité des professions et des syndicats déjà dans l'action".

A lire aussi – 30 millions pour les soins palliatifs

En clôturant la première journée nationale des réseaux de santé de soins palliatifs qui s'est tenue hier à Paris, la ministre de la Santé a indiqué qu'une enveloppe de 30 millions d'euros sera allouée l'an prochain au développement des soins de vie. Elle devrait être inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008.

Ce montant, "trois fois supérieur à l'effort réalisé ces dernières années", permettra notamment d'augmenter le nombre de lits consacrés à ces soins, se félicite Roselyne Bachelot. Alors qu'on en compte actuellement 3.000 dans toute la France, le gouvernement envisage d'en doubler le nombre d'ici à 2012.

En revanche, la ministre s'est montrée moins précise sur la mise en place d'une rémunération possible du congé de fin de vie. Cette proposition qu'avait formulée le Comité national de suivi des soins palliatifs et de l'accompagnement sera étudiée "dans les tous prochains mois", a-t-elle précisé.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)