Grève des dentistes début février

Les cabinets dentaires pourraient fermer leurs portes les 2 et 3 février. A l’appel de son principal syndicat, la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), la profession pourrait, en effet, s’engager dans une grève illimitée des gardes à partir du dimanche 2, suivie, le lendemain, d’une fermeture des cabinets, rapporte Le Figaro-économie (page 20). Puis, du 4 au 8 février, les dentistes ne transmettront plus de feuilles de soins papier à l’assurance maladie.

Quelles sont leurs revendications ? Les chirurgiens-dentistes attendent depuis un an la publication d’un décret instaurant une rémunération de 75 euros par demi-journée d’astreinte et une majoration de 30 euros pour les actes réalisés le dimanche et les jours fériés. "Nous ne cesserons la grève des gardes que lorsque le décret paraîtra", assure, dans Le Figaro-économie, Catherine Mojaïsky, présidente de la CNSD.

"Nous voulons une réforme structurelle de la profession, avec une revalorisation massive des tarifs Sécu, affirme-t-elle. Cela nous permettra de rééquilibrer l’économie de nos cabinets en faveur des actes remboursables et donc de baisser les honoraires des prothèses dentaires, sur lesquelles nous sommes bien obligés de compter aujourd’hui."

Comme le rappelle le supplément économique du Figaro, les associations de consommateurs dénoncent régulièrement les dérapages tarifaires des dentistes. "Ce n’est pas le praticien qui est responsable du reste à charge des patients, mais l’assurance maladie, qui a bloqué les remboursements depuis un quart de siècle", se justifie le syndicat des dentistes.

La profession n’a toutefois pas été complètement délaissée. L’année dernière, la CNSD a signé une nouvelle nomenclature des actes réclamée depuis longtemps, rappelle Le Figaro-économie. Sachant que la Sécu a peu de marges de manœuvre financières sur les tarifs, le syndicat se tourne vers les complémentaires santé, "qui sont pourtant déjà le principal financeur des soins dentaires", rappelle le quotidien.

A lire aussi dans la presse - Prudence sur les ondes

L’Assemblée a adopté hier une proposition de loi visant à limiter l’exposition aux ondes électromagnétiques. Ce texte, présenté par les écologistes, apparaît comme un "compromis constructif" et une "première réponse" aux préoccupations portant sur les ondes, a déclaré le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin. Il devra être examiné prochainement au Sénat.

La proposition de loi vise à interdire l’usage du Wi-Fi dans les crèches, à encadrer l’installation de nouvelles antennes-relais pour la téléphonie mobile et à interdire la publicité pour les tablettes pour les moins de 14 ans, comme c’est déjà le cas pour les téléphones portables. Les opérateurs devront proposer des kits compatibles avec la taille des oreilles des enfants si l’acheteur le demande, résume Le Figaro (page 10).

"Ce texte acte le fait que le déploiement des antennes-relais ne doit pas être le Far-West et pose le principe de modération", s’est félicitée hier, dans Le Parisien/Aujourd’hui (page 2), Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Economie numérique. "Il s’appuie sur trois piliers : la concertation et l’information des citoyens, la transparence et la résorption des points atypiques, ceux où les émissions sont supérieures à la moyenne", a-t-e­lle ajouté. De son côté, Le Figaro juge la loi "peu contraignante", comparée à la version présentée il y a un an par la députée écologiste Laurence Abeille. Il n’est plus question d’interdire la Wi-Fi dans les maternelles, ni de fixer un seuil maximal de 0,6 V/m.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)