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Généralistes : des revenus en hausse

Oubliée, la "mauvaise année 2012" : les médecins généralistes "voient leurs revenus rebondir", annoncent Les Echos (page 5). D’après l’Union nationale des associations agréées (Unasa), les médecins de famille auraient en effet amélioré leurs bénéfices en 2013 de 2,8 %, portant leur salaire moyen à 81 335 euros, soit 6 800 euros par mois.

Selon le quotidien économique, qui rapporte cette information publiée dans Le Généraliste, tous ne sont cependant pas logés à la même enseigne, puisque "les écarts de revenus sont particulièrement élevés au sein de cette profession". Preuve du contraste, on trouve 25 % de généralistes gagnant moins de 35 800 euros par an dans le cadre de leur exercice libéral, et tout autant gagnant plus de 138 000 euros.

"Ce bon millésime 2013 s’explique en partie par la prime que la plupart des généralistes ont touchée de l’assurance maladie lorsqu’ils ont rempli certains objectifs", écrivent Les Echos. Et de rappeler que la prescription de médicaments génériques, la vaccination des personnes âgées contre la grippe, ou encore le dépistage des cancers ont été des "bonus" qui leur ont permis de récolter 5 300 euros en moyenne depuis début 2013.

De surcroît, ajoute Vincent Collen, les médecins bénéficient depuis l’an dernier d’un versement de 5 euros supplémentaires pour chaque consultation d’une personne âgée de plus de 85 ans, ainsi que d’une extension du forfait médecin traitant. Toutes ces mesures ont été mises en place grâce aux accords conclus entre l’assurance maladie, les syndicats de médecins et les complémentaires santé. Elles compensent "la stagnation du tarif de la consultation – 23 euros depuis 2011 – et surtout la hausse des charges : loyers, cotisations retraite et assurances augmentent à un rythme soutenu depuis plusieurs années", relèvent Les Echos.

Selon l’Unasa, les revenus des médecins spécialistes ont "évolué moins favorablement" en 2013, étant donné que la plupart des spécialistes n’ont pas bénéficié des primes de performance, rapportent Les Echos. La plupart ont vu leur salaire stagner ou reculer, à l’exception des anesthésistes ou des gynécologues.

 

Sanctions pour entrave aux génériques

L’Autorité de la concurrence présente aujourd’hui son rapport annuel 2013, document auquel ont déjà eu accès Les Echos (page 5). L’an dernier, résume ce bilan, 160,5 millions d’euros d’amendes ont été infligés, contre 540,5 en 2012. Pour autant, note le quotidien, ce n’est en rien le "signe d’une clémence particulière de l’Autorité en temps de crise", mais plutôt "un aléa de calendrier qui a fait de 2013 une année creuse".

Deux secteurs se sont affichés "en tête du palmarès des sanctions", annoncent Les Echos : la chimie et la pharmacie. Le premier s’est en effet vu infliger une amende de 79 millions d’euros, principalement pour entente entre les principaux distributeurs de solvants. Le secteur de la pharmacie a, de son côté, écopé de lourdes amendes : 40 millions d’euros pour Sanofi et 15 millions pour Merck (du fait de son rachat de Schering Plough, responsable des faits).

Il leur est reproché d’avoir dénigré des génériques qui, "après l’arrivée à échéance des brevets les protégeant, concurrençaient leurs produits", en l’occurrence le Plavix®, l’anticoagulant produit par Sanofi, et le Subutex®, le traitement de sevrage commercialisé par Merck.

"Misant sur la méfiance spontanée des Français envers les génériques et sur la mauvaise formation des médecins au fonctionnement des médicaments dans l’organisme, ces entreprises ont suscité le doute sur la qualité des génériques en tirant parti de différences secondaires entre les génériques et les produits de marque", expliquent Les Echos. Ces laboratoires intimidaient au besoin les pharmaciens, lesquels, par principe, doivent substituer par économie pour la Sécurité sociale les génériques aux médicaments de marque.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)