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Généralisation de la complémentaire : un rendez-vous « raté »

Au 1er janvier 2016, les employeurs devront proposer une complémentaire santé à tous leurs salariés. Dans cette perspective, Les Echos publient un supplément "Spécial santé collectivités" de 8 pages pour aider les entreprises à se préparer à cette échéance.

Il reste donc moins d’un an aux patrons des quatre millions de salariés non couverts collectivement pour se conformer à loi. "Difficile quand on sait que le texte de l’accord national interprofessionnel (ANI) a subi de lourds changements et que le dernier décret d’application n’a été publié que le mois dernier", estime le cahier spécial du quotidien économique (page 2).

Comment les entreprises se préparent-elles ? Force est de constater que la plupart des dirigeants de PME et de TPME ne sont pas encore prêts. Leurs organisations patronales et les complémentaires devraient multiplier les initiatives pour leur rappeler les enjeux et les aider à trouver des solutions, prévoit le supplément des Echos (page 1).

"La généralisation des complémentaires santé au sein de toutes les entreprises est une bonne chose pour ceux qui vont en bénéficier, indique Etienne Caniard, dans le cahier des Echos (page 3). Mais, au final, cela va coûter très cher pour transformer un contrat individuel en contrat collectif."

En outre, "cela va également entraîner une révision du modèle économique des mu­tuelles (…), constate-t-il. Aujourd’hui, ce sont les marges sur les contrats individuels qui financent les contrats collectifs." En conclusion, le président de la Mutualité estime que "le rendez-vous de la généralisation a été raté". "Le gouvernement avait pris l’engagement de remettre un rapport sur les effets de cette mesure. Cela n’a toujours pas été fait", déplore-t-il.

Cette généralisation ne concerne ni les salariés du secteur public, ni les travailleurs indépendants, ni les retraités et seuls certains chômeurs en bénéficieront, relèvent en effet Les Echos (page 6).

Certains salariés licenciés, indemnisés par l’assurance-chômage, et ayant auparavant une complémentaire santé dans leur entreprise, pourront la conserver pendant neuf mois grâce à l’accord signé en 2008 et modifié en 2009.

La généralisation de la complémentaire santé accélère la recomposition du secteur, observe le supplément du quotidien économique (page 2). Qui cite, à titre d’exemple, le rapprochement de Malakoff Médéric et de la Mutuelle générale, et celui d’Harmonie mutuelle et la MGEN, deux groupements "qui totalisent 8,2 millions de personnes protégées", rappelle Laurent Thévenin, des Echos.

"Il s’agit pour les opérateurs qui n’étaient pas ou peu présents sur le marché du contrat collectif de trouver des partenaires pour avoir rapidement une offre, des outils de gestion ou un réseau de distribution adapté à la clientèle des entreprises, et en particulier des TPE-PME", explique le journaliste.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)