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Gastro-entérite : seuil épidémique en vue

Selon le dernier bulletin du réseau Sentinelles (Inserm), publié hier, le seuil épidémique de la gastro-entérite est presque atteint. En effet, d’après les médecins, 160.000 personnes auraient déjà été touchées par le virus, soit

253 cas pour 100.000 habitants, ce qui est proche des 269 cas pour 100 000 habitants qui caractérisent une épidémie. "La carte de France du virus de la gastro est rouge sur une grande partie du territoire, notamment en Ile-de-France, qui est passée au-dessus du seuil épidémique avec 338 cas pour 100.000 habitants.", indique Le Parisien/Aujourd’hui (page 13).

Dans le Limousin et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de consultations chez le médecin a fortement augmenté, mais le pourcentage d’hospitalisation ne dépasse pas 0,9%, car "les tableaux cliniques rapportés par les médecins Sentinelles ne présentent pas de signe particulier de gravité". Les patients atteints par le virus ont en moyenne

23 ans et les hommes sont autant touchés que les femmes. Selon les prévisions des médecins, "le niveau d’activité des gastros devrait continuer à augmenter et pourrait dépasser le seuil épidémique la semaine prochaine".

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La Cour des comptes l’a confirmé hier dans un rapport : les régimes de retraites complémentaires Agirc (cadres) et Arrco sont bel et bien au bord de la faillite, il leur faut trouver plus de 5 milliards d’euros par an dès 2018 pour ne pas sombrer. Il faut dire, écrivent Les Echos (page 4), que "l’Agirc et l’Arrco versent plus de pensions qu’elles ne perçoivent de cotisations depuis 2009 (4,4 milliards de déficit en 2013) et puisent dans leur bas de laine."

La Cour des comptes a donc listé un certain nombre de leviers susceptibles d’améliorer la situation. Le premier de ces leviers est celui d’une fusion des deux régimes, les réserves de l’Arrco étant supérieures en volume à celles de l’Agirc. En 2016, écrivent en effet Les Echos, "l’Agirc aura moins de trois mois d’allocations devant elle et, même si elle fusionne avec l’Arcco, la faillite est annoncée en 2023." Une fusion, note Le Figaro (page 19), "permettrait d’abord de gagner du temps."

Selon Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, "rien ne doit être interdit", rapportent Les Echos. Pas même cet autre levier qu’est le recul de l’âge de départ à la retraite, fixé aujourd’hui à 62 ans minimum et 67 ans à taux plein. "Se priver de toute action visant à faire différer les départs en retraite obligerait les partenaires sociaux à réduire d’au moins 9 % le pouvoir d’achat des pensions complémentaires à l’horizon 2021 par rapport à 2013, ou à accroître d’au moins 1 point les taux de cotisation entre 2013 et 2021", estime la Cour des comptes, qui propose également que la loi sur le financement de la Sécurité sociale soit élargie à la protection sociale, pour inclure l’Unédic et l’Agirc-Arrco.