Fraudes à l’assurance maladie : nouveau record

Le montant des fraudes à l'assurance maladie détectées s'est élevé à près de 200 millions d'euros en 2014, indiquent Les Echos (page 4), qui évoquent un "nouveau record historique". Toute­­fois, les montants en jeu restent modestes en comparaison des 178 milliards d'euros de remboursements de soins effectués la même année. Les pénalités financières prononcées, quant à elles, "n'ont pas dépassé 12,3 millions d'euros".

La hausse du montant des fraudes a atteint 17% en un an, contre 12% l'année précédente. Le quotidien économique souligne que ces chiffres "ne concernent que la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés", où "se concentrent 96% des fraudes". Au cours des dix dernières années, la répression a permis de récupérer 1,4 milliard d'euros, selon Les Echos, et "près de 2.900 interdictions de donner des soins ont été prononcées par les ordres contre les professionnels qui ont triché, et 2.600 fraudeurs ont été condamnés à faire de la prison".

La hausse du montant des fraudes a atteint 17% en un an, contre 12% l'année précédente.

Les fraudes sont "principalement repérées chez les professionnels de santé", souligne le journal, qui rapporte qu'avec 73,1 millions d'euros, ces derniers ont détourné 37% de ces 196 millions d'euros. "Le cas classique, c'est le médecin qui facture des visites à domicile fictives, en tiers payant, et qui remplit et signe les feuilles de soins à la place de l'assuré", explique dans Les Echos Solveig Godeluck. Les établissements de santé ont également leur part dans ce phénomène, avec 52,6 millions d'euros, soit 27% du total. Quant aux assurés, "ils sont les auteurs de moins de 20% des fraudes", pour un montant total de 38,8 millions d'euros.

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Charcuterie et viandes favoriseraient le cancer

La charcuterie est "cancérogène pour l'homme" et la viande rouge (porc et veau inclus) probablement aussi, selon une étude du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée dans la revue médicale The Lancet Oncology et citée dans Le Monde (pages 1 et 7). Cette étude confirme les conclusions de l'Institut national du cancer (Inca), qui s'inquiétait en juin des risques de cancer colorectal liés à cette consommation. Parmi les autres cancers les plus fréquemment associés à la viande figurent, dans une moindre mesure, les cancers de la prostate et du pancréas, indique cette étude.

Selon les estimations récentes d'un organisme de recherche indépendant, environ 34.000 décès par cancer, chaque année dans le monde, seraient imputables à une alimentation riche en charcuterie, contre un million de décès par cancer par an dus au tabac, 600.000 à l'alcool et plus de 200.000 à la pollution atmosphérique !

"Pour un individu, le risque de développer un cancer colorectal à cause de la consommation de charcuterie reste faible, mais ce risque grandit avec la quantité de viande consommée", précise, dans Le Figaro (page 2) le Dr Kurt Straif, qui dirige le programme des monographies au Circ.

La viande est-elle mauvaise de la santé ? "Il ne s'agit pas de proscrire la viande, pas plus que tout autre aliment d'ailleurs : aucun ne peut être décrété dévastateur, pas plus que protecteur, en soi", explique, dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 8), le Dr Fabrice Pierre, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). "En revanche, la consommation doit être raisonnée. L'Inca recommande de ne pas dépasser 500 g de viande rouge par semaine, en limitant au maximum la charcuterie", ajoute-t-il.

"Viande cancérogène : les lectures anxiogènes d'une étude", titre Libération (page 8), qui pose la question : "Comment informer les consommateurs ?" "Le message à retenir de cette étude semble être de viser un niveau de consommation de viande plus élevé pour les populations en sous-nutrition et plus faible pour celles ou l'obésité est répandue en raison d'un régime trop riche en graisses et trop carné. Pas vraiment compatible avec un titre proclamant “La viande tue”", devise sagement le journaliste de Libé, Sylvestre Huet.

John Sutton

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