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Franchises : c’est pour demain !

Le Journal du dimanche (page 17) a détaillé les changements qui interviendront au 1er janvier. Parmi eux, les franchises médicales instaurées par la loi de financement 2008 de la Sécurité sociale. Dès demain, "la Sécu réduit ses remboursements de 50 centimes par boîte de médicaments et par acte paramédical (kiné, soins infirmiers…) et de 2 euros par transport en ambulance", précise cet hebdomadaire. Ce dispositif, dont seront dispensés les jeunes de moins de 18 ans, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU), devrait permettre à l’assurance maladie de réaliser 850 millions d’économies. Cette somme sera affectée au plan contre la maladie d’Alzheimer, le cancer et les maladies invalidantes, ajoute Le Monde (page 20),

Pour l’ensemble des actes et des prestations concernés, un plafond annuel a été fixé à 50 euros. Un plafond journalier a également été instauré. Il est de 2 euros pour les actes paramédicaux et de 4 euros pour les transports. En revanche, aucun plafond quotidien n’a été fixé pour les médicaments. Pour les patients bénéficiant du tiers payant, "les sommes comptabilisées seront débitées sur les remboursements des autres soins (consultation, examen de radiologie…)", précise Le Monde. A partir du deuxième trimestre 2008, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) devrait fournir à chaque patient un relevé du solde de ses franchises sur les feuilles de remboursements ou sur le site www.ameli.fr, poursuit ce quotidien.

Par ailleurs, comme l’a précisé ce matin au micro de RTL Jean-Martin Cohen Solal, directeur général adjoint de la Mutualité française, le gouvernement a fiscalement dissuadé les complémentaires à prendre en charge ces franchises. Si elles le faisaient, "elles perdraient le bénéfice de l’exonération de la taxe sur les contrats d’assurance, ce qui se traduirait par une augmentation importante des cotisations".

A lire aussi dans la presse - Tabac : les attentes d’une interdiction

Comme l’ensemble de la presse, Le Figaro (page 10) rappelle que le tabac sera "hors la loi dans 24 heures". A cette occasion, Les Echos (page 3) ont interrogé le précédent ministre de la Santé, à l’origine du décret interdisant de fumer dans les lieux publics. Pour Xavier Bertrand, cette nouvelle étape constitue "un grand pas en matière de santé publique". "C’est une mesure inéluctable" qui s’inscrit "dans un mouvement européen", poursuit-il. Dans une tribune publiée dans Le Figaro (page 14), Xavier Bertrand et l’actuelle ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, estiment que "sans tabac, la France va enfin pouvoir respirer".

Avec cette "mesure de santé publique sans précédent", la France pourra certainement réduire certains de ses chiffres sinistres. Comme les deux ministres le rappellent, le tabac est directement responsable de 66.000 décès par an, tandis que le tabagisme passif en provoque 5.000. Les effets bénéfiques de l’interdiction de fumer sont déjà démontrés en Italie, expliquent-ils. Depuis que ce pays a banni la cigarette des lieux publics, "les hospitalisations pour infarctus du myocarde ont diminué de 11%".

Cependant, certaines prévisions semblent promettre des tendances plus "modestes", expliquent Les Echos. En effet, selon une étude du ministère de la Santé, la consommation de tabac ne devrait baisser que de 3%. "Certaines mesures d’adaptation comme l’autorisation de fumer dans des terrasses de cafés en partie découvertes, dans des patios de discothèques ou dans des fumoirs aménagés dans les bars" serait à l’origine de ce faible ralentissement.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)