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La France, numéro 1 des prestations sociales

Sur l'ensemble des pays de l'OCDE, la France est désormais celui qui dépense le plus pour ses prestations sociales, soit 31,5% de son PIB. Les retraites et la santé occupent les premiers postes, indique une enquête dévoilée hier.

Les données statistiques des 35 pays les plus développés viennent d'être passées au crible par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). De cette vaste étude dévoilée hier, jeudi 20 octobre 2016, il en ressort que la France est devenue "championne toutes catégories" pour ses dépenses de protection sociale.

Pour atteindre la tête de ce palmarès occupé il y a seize ans par la Suède, la France s'est beaucoup dépensé, observent Les Echos.

Désormais, la part de ses dépenses en prestations sociales, en pensions de retraite et en soins de santé s'élève à 31,5% de son PIB. Soit, précise Le Figaro, juste devant la Finlande (30,8%), ou encore l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark la Grèce, l'Italie, la Norvège et la Suède qui atteignent toutes les 25%.

"Si l'on ajoute les dépenses privées (complémentaires santé...) et les effets des impôts (crédits d'impôt, taxation de certaines allocations...), poursuivent Les Echos, la France est aussi numéro un."

Dans l'ordre, ce sont les pensions de retraite qui occupent le premier poste des dépenses en France, note Le Figaro. La retraite représente en effet 14,3% du PIB, la santé 8,6%, les prestations familiales 2,9% et les allocations chômage et les aides à l'emploi 2,5%.

Sur l'ensemble des 35 pays, les dépenses pour les retraites sont "juste supérieures à 8% en pourcentage du PIB en moyenne dans la zone OCDE, suivies de la santé, où elles sont passées de 4% du PIB en 1980 à 6% aujourd'hui". Plus modestes, les prestations familiales représentent quant à elles 2,1% du PIB et les indemnités de chômage 0,9%.

A noter que sur l'ensemble de l'OCDE, les dépenses sociales ont progressé de 4% depuis 1990 du fait de l'allongement de l'espérance de vie, de l'augmentation de la population et de la hausse de la précarité.

Si la France atteint un tel seuil, estime Maxime Ladaique, responsable des ressources statistiques à la division des politiques sociales de l'OCDE, c'est parce que "les Français sont attachés à leur modèle social qui, en effet, les protège des fortes inégalités. Mais face à un système social complexe et une pression fiscale importante, elle ne peut pas dépenser plus, prévient-il. Elle doit dépenser mieux".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)