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Faire barrage à l’extrême-droite

La Mutualité Française et la Mutualité de la Fonction publique appellent à faire barrage dimanche au Front national. De son côté, la presse revient longuement sur les "dix mesures phares" de deux candidats, notamment en matière de santé et de protection sociale.

Le président de la Mutualité Française, Thierry Beaudet, appelle à "repousser la tentation de l'extrême-droite, de l'exclusion et de la discrimination, aux antipodes de nos valeurs et de nos actions", rapporte l'hebdomadaire L'Argus de l'assurance (page 11) daté du 5 mai. La Mutualité de la Fonction publique a adopté une position identique. "Il y a des moments dans la vie militante où l'on doit sortir d'une position de neutralité, propre à un mouvement social qui rassemble des millions de Français, pour éviter qu'elle ne devienne une posture coupable", estime son président, Serge Brichet.

De son côté, Le Monde revient longuement sur le débat télévisé entre les deux candidats à la présidentielle et en publie le verbatim complet. En matière de santé, Marine Le Pen s'est longuement exprimée sur les déserts médicaux. "Dans beaucoup de campagnes, il faut aller à 60 km pour réussir à trouver un spécialiste. Parfois, quatre à six mois pour obtenir un rendez-vous", a dénoncé la candidate du FN. Une des principales mesures qu'elle propose comme remède est d'"augmenter le numerus clausus". "Nous sommes obligés d’aller chercher des médecins à l’étranger", regrette-t-elle, souligne Le Monde.

Pour son adversaire, Emmanuel Macron, les déserts médicaux sont également un "vrai problème". "30 % de départements n’ont plus de continuité des soins. Il faut donc investir dans les maisons pluridisciplinaires de santé", préconise le candidat d'En marche !

Dans le domaine de la protection sociale, Emmanuel Macron souhaite "une clarification de la relation entre la Sécurité sociale, les mutuelles et les professionnels" de santé. "Aujourd’hui, le reste à charge est trop important", dénonce-t-il. Il propose de créer trois contrats types pour les complémentaires santé : "un contrat moyen, un contrat qui couvre tout, et un contrat qu’on puisse renforcer", précise Le Monde.

Pour leur part, Les Echos rappellent les "dix mesure phares" des deux postulants à la présidence de la République. Ainsi, Emmanuel Macron propose d'intégrer le Régime social des indépendants (RSI) au régime général, afin de permettre aux bénéficiaires d'accéder, à terme, aux mêmes droits que les salariés. Il souhaite aussi baisser les charges des professions indépendantes et favoriser la création de microentreprises en élargissant le statut d'autoentrepreneur.

Pour Marine Le Pen, Les Echos retiennent surtout sa proposition de revenir à la retraite à 60 ans, avec 40 années de cotisations, au terme du prochain quinquennat, "si les conditions économiques le permettent".

"Elle compte financer cette réforme très coûteuse (plus de 20 milliards d'euros), avec la suppression de l'aide médicale d'Etat (AME) et le fait de conditionner l'accès à la protection sociale pour les étrangers à un délai de carence", rappelle le quotidien économique.

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)