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Faciliter l’accès aux soins des plus modestes

"Rendre la santé moins chère" : par cette formule, Marisol Touraine a justifié hier sa réforme de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS), qui entre en vigueur demain. Objectif : faciliter l’accès aux soins des Français les "plus modestes". L’ACS est "mal connue, le dispositif est compliqué, ce qui fait qu’il y a beaucoup de Français modestes qui pourraient avoir cette aide et ne la demandent pas", a souligné la ministre de la Santé, lors d’une visite à la Cpam du Val-de-Marne.

"Selon Marisol Touraine, cette réforme ne coûterait "pas un centime à l’Etat" et pourrait s’étendre dès l’année prochaine aux femmes enceintes, ainsi qu’aux personnes victimes de maladie de longue durée afin d’aboutir à une généralisation en 2017", rapporte L’Humanité (page 12).

"Ça ne coûtera pas un centime à l’Etat. La mise en concurrence a conduit les mutuelles et les assureurs à proposer des tarifs plus intéressants", telle est la citation de la ministre de la Santé, extraite d’une interview dans Le Parisien/ Aujourd’hui de lundi. "Cette aide est principalement financée par la taxe de solidarité additionnelle (TSA) prélevée sur tous les contrats de complémentaire santé. Il y a moins d’un mois, la Cour des comptes s’inquiétait justement de la dégradation du financement de l’ACS, avec possible déficit du fonds CMU dès 2017", rappelle L’Argus de l’assurance sur son site Internet (www.argusdelassurance.com).

Pour leur part, plusieurs syndicats de médecins dénoncent un "dispositif inapplicable". La CSMF appelle au boycott du tiers payant généralisé. La grande majorité des contrats ACS ne seront renouvelés qu’à partir du 1er janvier 2016, ce qui fait craindre des "conflits" entre médecins et patients mal informés, malgré les différents moyens d’information mis en place (site Internet, plateforme téléphonique, courriers de l’assurance maladie).

Des craintes balayées hier par la ministre de la Santé, qui a réitéré "sa confiance, à la fois dans le dispositif mis en place par la Sécurité sociale et dans l’engagement des professionnels de santé" à l’égard des personnes modestes.

De son côté, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), Nicolas Revel, a rappelé que les médecins pourront vérifier les droits des patients "de manière très simple et très visible sur la carte Vitale".

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)