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Elections législatives : pas de vague bleue

A l'issue du second tour des élections législatives, l'UMP domine toujours à l'Assemblée nationale mais la victoire de la majorité a été moins forte que prévue. Ainsi, en remportant 318 sièges sur les 577, le parti présidentiel "gagne sans triompher", estime Le Figaro (pages 1 à 19).

Pour sa part, le Parti socialiste a bénéficié "d'un sursaut inespéré", constatent Les Echos (pages 1 à 5). En totalisant 190 sièges, "le PS a certes perdu les élections législatives… mais a obtenu plus de députés qu'en 2002", poursuit ce quotidien. Le PS gagne en effet 41 élus par rapport à l'Assemblée sortante, alors que l'UMP en perd autant. Au final, titre La Tribune, "les Français donnent à Sarkozy une petite majorité pour réformer".

"Majorité à droite, résistance à gauche", titre La Croix. Si l'on additionne les sièges de l'UMP, du Nouveau centre (21 sièges) – parti composé d'anciens UDF ralliés à Nicolas Sarkozy – et des divers droites (2), la majorité présidentielle obtient 341 sièges. La gauche, quant à elle, totalise 228 sièges puisque le Parti communiste compte 18 élus. Enfin, le Mouvement démocrate (MoDem), le nouveau parti de François Bayrou, qui a d'ailleurs été "réélu avec plus de 60% des voix", sera représenté par 5 députés, rapporte Le Figaro.

Dans les rangs de la droite, un certain nombre de députés perdent leur siège. C'est le cas de Philippe Bas (Manche), Renaud Donnedieu de Vabres (Indre-et-Loire). Des personnalités de l'UMP ont également été battues, comme Alain Juppé à Bordeaux. La défaite de ce ministre d'Etat, qui "avait obtenu un super-ministère couvrant l'environnement, les transports, l'énergie", va être à l'origine du premier remaniement ministériel du gouvernement Fillon, indique Libération.

Comme l'écrit Nicolas Beytout, l'éditorialiste du Figaro, "dans les deux jours, un nouveau gouvernement largement remanié […] sera nommé ; dans les quinze jours, une première vague de projets de lois sera bouclée ; dans les six semaines, ces premiers textes de rupture, largement expliqués, devraient être votés".

Pour La Tribune (pages 28 et 29), c'est désormais "l'heure des réformes difficiles". Parmi elles, note ce quotidien économique, l'instauration d'une franchise médicale qualifiée de "mesure de rigueur pour les assurés". "Le gouvernement devra faire preuve d'habilité pour imposer ce mécanisme de régulation des dépenses de santé, dont la vocation est de réduire le déficit de l'assurance maladie."

Dans l'immédiat, écrivent Les Echos (page 3), le gouvernement devra, ou non, entériner les propositions de l'assurance maladie pour limiter le dérapage des dépenses. Elles seront présentées demain et le gouvernement devra se prononcer "d'içi la fin du mois". "Le comité d'alerte aura alors quinze jours pour évaluer l'impact des mesures."

Autre sujet : la TVA sociale. Il s'agit, explique La Tribune, de basculer "une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la TVA". Selon un sondage réalisé par Le Parisien/Aujourd'hui, cité par La Tribune, 60% des Français sont opposés à ce dispositif. Dans Libération, (page 2) Laurent Joffrin estime que cette "boulette" est à l'origine du "ressac de la droite" aux législatives.

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Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, présentera aujourd'hui les premières mesures en faveur de la scolarisation des enfants en situation de handicap. Au cours d'une visite à l'unité pédagogique d'intégration (UPI) d'un collège de Bordeaux, il devrait confirmer la création de 200 nouvelles structures de ce type pour la rentrée prochaine, en particulier dans les lycées, indique Le Figaro (page 23).

Le ministre entend également rappeler que les familles peuvent désormais saisir la justice pour permettre à leur enfant d'intégrer une école de leur quartier. Ce "droit opposable à la scolarisation" ne satisfait pas toutes les associations de personnes handicapées, rapporte Le Parisien/Aujourd'hui (page 16). Pour la vice-présidente de l'association Grandir à l'école, Sophie Cluzel, "ce que les familles attendent, c'est que l'on donne un vrai statut aux auxiliaires de vie scolaire". De même, précise cette association, le rôle des éducateurs de vie scolaire devrait être éclairci.