Le dossier médical personnel fait son retour

Lancé en 2007, le dossier médical personnel (DMP) n'a toujours pas vu le jour. Une nouvelle tentative de mise en place est actuellement à l'essai dans neuf départements, avec le même objectif : suivre le parcours de soins des patients.

Tel un serpent de mer, le dossier médical personnel (DMP) fait une nouvelle incursion dans l'actualité. Mais cette fois, prévient Le Figaro, son retour se fait "en toute discrétion". Ce n'est non plus l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (Asip) qui devra en assurer la mise en oeuvre, mais l'assurance maladie.

En effet, indique le quotidien, neuf caisses primaires d'assurance maladie (Cpam) procèdent actuellement à son expérimentation. L'objectif de cette phase pilote, menée dans le Bas-Rhin, les Pyrénées-Atlantiques, les Côtes-d'Armor, le Doubs, la Haute-Garonne, l'Indre-et-Loire, le Puy-de-Dôme, la Somme et le Val-de-Marne, est d'aboutir à la généralisation du dispositif sur tout le territoire en 2019.

Si ce calendrier est respecté, il aura fallu pas moins de douze années pour mettre enfin au point ce dossier électronique censé regrouper les informations médicales de chaque patient. Sa finalité est de favoriser la coordination des soins entre les professionnels de santé et ainsi de réaliser des économies par la suppression d'actes redondants.

Alors que dans la précédente architecture du DMP, le médecin généraliste faisait figure de pivot prioritaire entre son patient et les structures médicales, la nouvelle expérimentation vise prioritairement le patient. "L'idée sous-jacente est de décharger les praticiens d'une procédure qui était perçue comme une charge administrative et de renforcer le rôle du patient en lui permettant de créer lui-même son dossier en ligne (sur le site mon-dmp.fr) ou au sein de l'accueil des caisses primaires d'assurance maladie", écrit le quotidien.

Une fois inscrit grâce à sa carte Vitale et un code transmis par sa caisse d'assurance maladie, le patient pourra gérer à sa façon les documents de son DMP, même depuis son smartphone. Il y déposera "des documents ou informations qu'il juge utiles pour ses médecins", pourra en dissimuler d'autres et pourra fermer quand bon lui semble le dossier, qui de toute façon n'est en rien obligatoire, bien que "fortement recommandé".

Enfin, outre ces informations, les données de remboursement de la Sécu alimenteront également le DMP. Elles permettront de suivre sur un an les soins prodigués et les médicaments délivrés, ajoute Le Figaro, cela afin d'éviter des interactions dangereuses.

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Frédéric Lavignette

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