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Difficile rentrée économique

Pour le gouvernement, la rentrée économique s'annonce délicate. Ainsi, comme le relèvent Les Echos (page 4), "l'équation financière du projet de loi de finances pour l'an prochain s'apparente déjà à un exercice de haute voltige". Il est vrai qu'à un mois de la présentation de ce texte, les indicateurs économiques sont au rouge et les mauvais chiffres enregistrés en août, tant au niveau de la croissance que de l'inflation, ont "bousculé les hypothèses sur lesquelles l'exécutif avait bâti sa trajectoire, y compris pour l'an prochain", commente le quotidien économique. Conséquence : l'exécutif a revu à la hausse sa prévision de déficit pour 2014, qui serait de 4% contre 3,8% initialement prévus.

Mais il n'a pas que la conjoncture économique qui pèse sur les comptes. Comme le notent Les Echos, "la feuille de route du gouvernement s'est chargée du côté des dépenses, avec des annonces qui n'étaient pas prévues au printemps". C'est le cas du plan logement présenté en fin de semaine dernière, qui pourrait coûter "au moins un milliard d'euros l'an prochain".

Dans ce contexte, "une incertitude règne sur la baisse d'impôt pour les ménages et les classes moyennes, promises à plusieurs reprises par l'exécutif". Celle-ci devrait certes figurer dans le futur projet de loi de finances, "mais ses contours restent flous". "Initialement, le pacte de responsabilité et de solidarité prévoyait une enveloppe de 5 milliards d'euros à l'horizon 2017 pour les ménages, dont 2,5 milliards d'euros de réduction de cotisations salariales, mesure censurée par le Conseil constitutionnel début août", rappelle le quotidien économique. Cette mesure devrait toutefois se retrouver cet automne dans le projet de budget 2015, mais "le sera-t-elle intégralement ?", interrogent Les Echos, tant les marges de manœuvre budgétaires semblent étroites.

Pour augmenter les recettes, plusieurs pistes sont à l'étude, le gouvernement ayant visiblement écarté l'option d'une hausse de la TVA. Selon Les Echos, pour aider les ménages, une "ristourne sur les charges sociales en faveur des emplois à domicile" pourrait figurer dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015.

Economie toujours et également dans Les Echos (page 3) : le gouvernement aura recours aux ordonnances sur le projet de loi sur la croissance qui sera présenté début octobre en Conseil des ministres, "par exemple sur le travail dominical", voire sur les professions réglementées.

Sur le travail dominical, le nouveau ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, "a confirmé que le rapport Bailly de fin 2013 constituerait le canevas de la réforme, avec des assouplissements et une refonte des zones autorisées à ouvrir, mais pas de généralisation", indiquent Les Echos.

 

Pré-rentrée pour 841.000 professeurs

Les enseignants aujourd'hui, les élèves demain. Finies les vacances et retour vers le chemin de l'école ! Le Figaro (page 8) décrit le "cérémonial bien huilé" que constitue la pré-rentrée pour les 841.000 professeurs : distribution des emplois du temps, discours du chef d'établissement, traditionnelle photo... Un rituel "indispensable" pour certains, un "cérémonial infantilisant" pour d'autres. Mais au-delà des éventuelles déceptions en raison d'un emploi du temps jugé mauvais, les enseignants, dans leur globalité, "sont insatisfaits de leur situation professionnelle", expliquent leurs représentants syndicaux aux Echos (page 5). Une des causes de ce malaise réside dans le fait que les profs ne "voient pas l'effet concret de la création de 60.000 postes promis par François Hollande". Le quotidien économique montre qu'une large part de ces postes a été consacrée à la formation des enseignants et que le reste n'a tout simplement pas été utilisé.

Pour les élèves du primaire, la rentrée sera aussi celle de la généralisation des rythmes scolaires, note La Croix qui consacre deux pages (2 et 3) à cette ré­forme. Le quotidien catholique indique que 87% des communes ont opté pour le schéma défini par l'ancien ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon : il s'agit essentiellement d'une réduction des 45 minutes des cours de l'après-midi des lundis, mardis, jeudis et vendredis.

La rentrée est aussi un moment ou d'anciens élèves se souviennent d'un ou d'une professeur(e) qui les ont marqués. Libération (page 15) donne la parole à trois d'entre eux. Et l'on découvre que Marie Françoise, professeurs de lettres classiques, doit en partie sa vocation à son ancienne professeure de latin et de grec. Ou encore que Rose, aujourd'hui directrice de production, a excellé en anglais, car son professeur ressemblait comme "deux gouttes d'eau" à Woody Allen dont elle découvrait les films "avec passion".

Jean-Michel Molins

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